‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 185 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

celle-ci étaient ses frères et sœurs ; bref, qu’il était de la famille.

“ Le festin qui nous fut fait à notre arrivée fut d’un peu de blé d’Inde pilé, avec un morceau de poisson boucané, cuit à l’eau. ” “ La bonne femme, ” comme Sagard appelle la mère d’Oonchiarey, préparait en premier lieu la sagamité du Récollet “ dans l’écuelle de bois ou d’écorce la plus nette, large comme un plat battu, et la cuillère avec laquelle je mangeais, grande comme une saucière et longue comme une (cuillère) à dresser potage.

“ Pour mon département et quartier, ils me donnèrent à moi seul autant de place qu’en pouvait occuper un jeune ménage qu’ils firent sortir à mon occasion, dès le lendemain de mon arrivée ... Et pour ce qu’ils n’ont point accoutumé de se servir de chevet, je me servais la nuit d’un billot de bois ou d’une pierre sous ma tête, et au reste couché sur la natte sans couverture ... et en lieu tellement dur que le matin me levant, je me trouvais tout rompu et brisé de la tête et du corps1. ”

Le matin, après une courte prière suivie d’un léger déjeuner, Sagard prenait “ son cadran solaire ” sortait du bourg et s’en allait à l’écart réciter son office, ses prières habituelles et faire sa méditation. Vers midi ou une heure, il revenait pour prendre son dîner qui consistait en un peu de sagamité ou de citrouille cuite, puis faisait une lecture ou bien s’exerçait à l’étude de la langue.

Au cours de ses sorties, Sagard allait visiter les

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