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Les Jésuites martyrs du Canada, Montréal, 1877, p. xm

Avant-propos.

SAGARD ET LES HURONS

ni sur les Hurons, les Montagnais, les Iroquois, et une partie des tribus indiennes du Nouveau-Monde des renseignements de la plus grande précision1. ” “ Il a, dit Michaud, soigneusement décrit les mœurs des Sauvages parmi lesquels il avait vécu2. ”

Il n’est donc pas sans intérêt de glaner dans V Histoire du Canada, de Sagard, quelques menus faits relatifs aux mœurs des Sauvages ; ayant eu les loisirs de les étudier, surtout les Hurons, ce qu’il nous en rapporte ne peut que nous intéresser et nous instruire.

“ Quand quelque particulier sauvage de nos amis nous venait visiter, entrant chez nous, la salutation était ho, ho, ho, qui est une salutation de joie. ” Les Hurons se saluaient aussi en disant : “ Que

dites-vous3 ? ” Mais cette locution était employée indifféremment entre amis et ennemis. Ils disaient aussi à un égal : mon ami, mon frère ; mon père, mon oncle, à un vieillard.

“ Comme par deçà l’on présente à boire aux amis, les Sauvages, qui n’ont que de l’eau à boire pour toute boisson et qui boivent fort rarement, présentent le pétunoir4 tout allumé à leurs amis et à tous ceux qui leur rendent quelque visite5. ”

“ Quand quelqu’un de nos Canadiens ou Hurons veut faire festin à ses amis, il les envoie inviter de bonne heure comme l’on fait ici, mais personne ne

1. H.-E. Chevalier, Notice sur Sagard, Hist. du Canada, p. lix.

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