‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 197 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

s’excuse là, dont vous en voyez tels, sortir d’un festin pleins comme un œuf, qui du même pas s’en vont à un autre, où ils se rachètent s’ils ne peuvent manger1. ” Pour se faire excuser, il fallait faire un présent à son hôte.

Les invitations faites, les Sauvages mettaient sur le feu la chaudière, grande ou petite selon le nombre des invités. Tout étant cuit, une deuxième invitation était faite de venir au festin. Dans la cabane, bâtie chez les Hurons, en forme de tonnelle, les hommes se plaçaient au bout et les femmes ensuite, tous assis des deux côtés de la cabane, sur des nattes, des rameaux, ou sur la terre nue. Alors le Maître de la cabane ou un autre, à ce député, disait : “ Vous qui êtes ici assemblés, je vous fais savoir que c’est un tel qui fait le festin, nommant la personne et l’intention pourquoi il est fait, et tous répondent du fond de l’estomac : ho ; puis poursuivant sa harangue, (il) dit les mots qui précèdent le manger, à savoir : la chaudière est cuite, et de même tout le monde répond: ho, ho ” ; il est fait mention de chaque viande et à chaque fois la réponse est la même ; “ puis (ils) frappent du poing contre terre d’autant plus gaillardement qu’ils estiment ce festin et l’excellence des viandes qui leur doivent être servies . . .

Cela fait, les officiers vont de rang en rang prendre les écuelles de tous2, les uns après les autres, qu ils emplissent de brouet avec leurs grandes

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