‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 208 sur 344 · Champlain, Œuvres, pp · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, pp

le Père Joseph et moi pour notre petit couvent, où je trouvai tous nos confrères en bonne santé, Dieu merci, desquels, après l’action de grâces rendue à Notre Seigneur, je reçus la charité et bon accueil que ma faiblesse et lassitude pouvaient espérer d’eux, car j’étais autant débile qu’amaigri et brûlé des ardeurs du soleil, (mais) toujours gai et content en mon âme par la divine Providence qui me conserva dans cette humeur, pour ce que je peinais et travaillais pour lui (pour Dieu) et à cause de lui, du moins me semblait-il en avoir le désir et la volonté1. ” Le sieur de Caen était arrivé le 11 juillet. Le 13, il fit la traite avec les Sauvages rendus à Québec. Il y avait parmi eux des Nipissiriniens qui repartirent le 14 pour leur pays, après la traite. Un Français partit avec eux, dit Champlain, probablement leur interprète Jean Richer, note l’abbé Laverdière2. Deux Récollets montèrent aussi peu après dan& leur pays.

Depuis peu étaient arrivés à Québec trois Récollets venus de l’Acadie3. Dans cette contrée, où en 1604 et en 1610 des prêtres séculiers avaient exercé leur zèle, où des Jésuites avaient essayé un établissement de 1611 à 1614, des Récollets de la Province de l’Immaculée-Conception en Aquitaine, celle-là même à qui le sieur Houel avait d’abord demandé les premiers missionnaires

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