‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 207 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

entre autre le truchement Brûlé, à qui l’on1 donnait cent pistoles par an pour inviter les Sauvages à venir à la traite; ce qui était de très mauvais exemple, d’envoyer ainsi des personnes si mal vivant, que l’on eût dû châtier sévèrement ... ; mais que ne fait faire l’espérance du gain qui passe pardessus toutes considérations2. ” Cette triste constatation, Champlain et les Récollets la faisaient depuis les premiers jours de la mission au Canada ; ils en avaient porté plainte auprès de la cour et de la société de Rouen d’abord, puis de celle du sieur de Caen. Mais que d’iniquités la soif de l’or n’a-t-elle pas fait commettre de tout temps.

Sagard nous rapporte ainsi son arrivée à Québec. Après avoir signalé la rencontre, à une ou deux lieues de Québec, de Montagnais qui tentèrent sans succès de rançonner les Hurons, notre Récolle fc ajoute : “ Nous prîmes terre avec nos sept ou huit canots, après avoir été salués du fort de deux volées de canon, et des sieurs de Caen et de Champlain d’une honnête réception à notre débarquement, tous devancés par le bon Père Joseph qui nous attendait au port, impatient de ne nous voir assez tôt.

“ Nous fûmes de compagnie dans l’habitation où nous reçûmes la collation, pendant laquelle je les entretins de mon voyage et de notre gouvernement (conduite) au pays des Hurons. Après quoi, je fus voir cabaner mes hommes, puis nous partîmes,

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