Leclercq, Premier établissement de la foy, i, p
version de ces peuples, ils convinrent tous de députer quelqu’un d’entre eux en France, pour en faire la proposition aux Pères Jésuites, qu’ils jugèrent les plus propres pour établir et amplifier la foi de concert avec nous dans le Canada1. ”
Telle fut la mission confiée au Père Irénée Piat. A Paris, il présenta au Provincial la requête motivée des Récollets de Québec.
Pour une affaire de si grande importance, il fallait prendre conseil et réfléchir. Les Récollets de Paris en parlèrent à leurs amis et bienfaiteurs. Une opposition assez vive se manifesta bientôt de la part de plusieurs, les uns pour un motif, les autres pour un autre.
Le Père Provincial des Récollets, préfet apostolique de la mission du Canada, réunit ensuite, et tout exprès, les membres de son conseil, auquel fut aussi appelé le Père Georges Le Baillif. La vénérable assemblée délibéra sur la requête présentée par le Père Piat et examina les objections contre cette requête ; toutes les raisons alléguées pour et contre furent mûrement pesées ; “ mais la charité, écrit Leclercq, dissipa tous les nuages2, ” et la décision fut entièrement favorable.
Sagard porte aussi sur cette affaire un jugement très intéressant qui dénote bien toute la droiture d’intention qui guida les Récollets dans leur choix.
“ Ce choix que nous fîmes des Pères Jésuites pour le Canada fut fort contrarié par beaucoup de