Champlain, Œuvres, p
3. Asseline et Guibert, archives de Dieppe, appellent ce navire Sainte-Catherine, et le donnent de 300 tonneaux. Note de .Laverdière, Champlain, Œuvres, p. 1081.
LE PÈRE LE CARON EN FRANCE
de deux cent soixante tonneaux, commandé par Emery de Caen, vice-amiral, deux autres navires de deux cents et cent vingt tonneaux et enfin L’ Alouette, fretté par les Jésuites.
“ Le 23 de mai eûmes une tourmente qui dura deux fois vingt-quatre heures, avec orages de pluie, tonnerre, éclairs et bruines fort épaisses, qui fit que le petit vaisseau des Pères Jésuites, nommé L’Alouette, nous perdit de vue ... Le vingt (de juin) nous fûmes mouiller l’ancre, entre l’île de Bonaventure et l’île Percée où trouvâmes arrivés tous les vaisseaux qui nous avaient quittés, comme L’Alouette qui nous avait perdus durant les coups de vent qu’avions eus ; et il y avait quinze jours que le dit Emery de Caen était arrivé, témoignage que notre vaisseau n’était pas trop bon voilier ; nous fûmes deux mois et six jours à cette traversée, contrariés de mauvais temps1 2.
A l’île Percée, de la Raide fit savoir qu’il ne monterait pas de suite à Quebec, mais irait cl aboid a Miscou. Il mit Emery de Caen à sa place, demanda à l’équipage de lui obéir comme à lui même, et chargea le sieur de Caen ‘ ‘ de dire aux matelots prétendus réformés, qu’il ne désirait (pas) qu ils chantassent les psaumes dans le fleuve Saint-Laurent .
Et voilà comment, ce fut encore un protestant3,