‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 28 sur 344 · Annales Minorum, vol. xxv, p · texte numérisé non relu

Annales Minorum, vol. xxv, p

4. “ Si Sanctissimo placet potest expedire. P. Cardin ali, s Aldobrandinus, Silvio Cobellutius. ”

avons vu, de ce bref, une copie authentique et de l’époque, aux archives du couvent des Santi- Quaranta, à Rome1. Ce qui nous permet de dire qu’il en fut délivré des exemplaires aux autorités supérieures de l’Ordre des Mineurs.

Les documents que nous venons de signaler établissent péremptoirement que l’Eglise Canadienne peut se glorifier à bon droit de ses origines exclusivement romaines, sans rien de ce particularisme gallican qui faisait tache sur l’Eglise de France, tout en prétendant l’embellir.

Et ce n’est donc plus seulement à 1618 qu’il faut remonter pour retrouver “ le premier anneau de cette chaîne authentique et solide qui relie l’Eglise du Canada à la chaire de Saint-Pierre2. ” Il faut reculer jusqu’en 1615, jusqu’aux premiers jours de cette Eglise.

L’année 1618 vit confirmer et étendre les pouvoirs des Récollets au Canada. Le bref du Nonce apostolique, Guy Bentivoglio, publié à Paris le 20 mars 1618, sous l’autorité de Paul V, constitue lui aussi un document important pour l’histoire de l’Eglise en ce pays.

Puisque nous traitons la question des pouvoirs des Récollets au Canada, nous mentionnons ici même ce bref, sans le citer cependant textuellement,

1. Registre (en latin) de l'Ordre des Frères Mineurs de la famille ultramontaine, vol, n, p. 184. “ Brev. SS. Pauli V pi'o fratribus nostri ordinis, euntibus et exislentibus in Insula Canada in Indiis occidentalibus ad inslantiam Rmi P. Fratris Antonii a Trejo, tôt. ord. vie. gen. obtentu. ”

2. L’abbé Auguste Gosselin, La Mission du Canada avant Mgr de Laval, p. 10.

LES ENVOYÉS DE ROME

car il est bien connu. Il importe toutefois de signaler deux points spécialement dignes de remarque : Premièrement, le Père Provincial de Saint-Denys est investi des pouvoirs de “ premier supérieur ou préfet de la mission, ” ainsi que s’exprime l’abbé Verreau1. C’est lui qui devra envoyer les missionnaires au Canada et aucun religieux ne pourra s’y rendre sans son autorisation. En second lieu, les pouvoirs des Récollets sont accordés pour un temps indéfini ; ils dureront tant que les Récollets demeureront au pays.

Pour compléter la liste des pièces officielles concernant l’établissement de la foi au Canada, nous devons rappeler aussi les lettres patentes délivrées par le roi de France, Louis XIII. Ces lettres, citees ou signalées par la plupart de nos historiens, apportaient et garantissaient aux Récollets la sanction et la protection royales.

1. L’abbé H. -A. Verreau, Les Commencements de l’Eglise du Canada. Mémoires de la Société Royale, vol n, 1884. section r, p. 70.

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