‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 315 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

4. Le Père de Rochemonteix cite cependant, mais en note et à la page 174 du même ouvrage, un passage de l’abbé Ferland, qui fait revenir du pays des Hurons, en 1628 seulement, le Père de la Roche d’Aillon.

HEROÏQUE RÉSOLUTION

choses c’est à cette première cause qu’il faut rendre ses vœux1. ”

Quand les Sauvages apprirent que les Récollets: étaient priés par Champlain et du Pontgravé de retourner à Québec, plusieurs en eurent du chagrin, notamment Napagabiscou. Le Père Le Caron leur fit remarquer que c’était le désir des capitaines des Français et qu’il fallait les écouter. “ A tout le moins laissez-nous le Frère Gervais, répliquèrent les barbares, afin que nous ne demeurions pas sans instruction ; ce que le Père Joseph leur accorda, de quoi ils furent fort contents et l’en remercièrent2. ”

Le temps du départ était proche, et chacun disposait ses hardes et menus effets, quand de nouveaux ordres arrivèrent, prescrivant “ de s’en retourner tous à Québec le plus promptement que faire se pourrait.3 ” Le Frère Gervais Mohier dut renoncer comme le Père Le Caron au voyage chez les Algonquins sans perdre, ni l’un ni l’autre, le grand mérite de la résolution héroïque qui les avait déjà, conduits jusqu’aux Trois-Rivières.

Page 1