‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 314 sur 344 · Sagard, Hist. du Canada, p · texte numérisé non relu

Sagard, Hist. du Canada, p

maigre et défait comme un homme à qui la nécessité avait enjoint force jeûnes et le soleil du hâle, car c’est le teint et le maigre que l’on prend d’ordinaire en si austère voyage, où l’on ne jouit d’aucun contentement que celui de la bonne conscience1. ”

Après avoir dit qu’en 1626 les Pères de Brébeuf et de Noué, Jésuites, de la Roche d’Aillon, Récollet, montèrent au pays des Hurons, le Père de Rochemonteix affirme que “ le Père de la Roche d’Aillon et le Père de Noué rentrèrent bientôt à Québec, le premier rappelé par ses supérieurs, le second découragé par les difficultés de la langue2. ” Nous savons bien que le Père de Noué était de retour à Québec dès l’année suivante3; mais nous ne voyons pas que le Récollet de la Roche d’Aillon ait reçu un ordre de son supérieur de revenir lui aussi, et preuve du contraire, et qu’il ne revint pas “ bientôt, ” c’est qu’après sa fameuse excursion de plusieurs mois chez les Neutres, et son retour chez les Hurons, il y prolongea son séjour jusqu’en l’été de 16284.

Aux Trois-Rivières, “ les bons Pères s’entrecaressèrent à l’envi et se régalèrent plutôt de discours spirituels que de bonne chère, après avoir rendu leurs actions de grâces à Dieu, car avant toutes

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