‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 320 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres, p

Desdames dit aussi à Champlain qu’après avoir dépassé la flotte anglaise, lui et ses matelots avaient entendu des “ coups de canon, (ce) qui leur fit croire que les vaisseaux anglais avaient fait rencontre des nôtres1. ” Desdames ne se trompait pas. Les deux flottes se rencontrèrent dans le fleuve. Il n’entre pas dans le cadre de notre récit de décider si le sieur de Roquemont rechercha le combat alors qu’il aurait dû l’éviter ; constatons seulement avec Sagard qu’il y eut “ une très furieuse batterie de part et d’autre, les uns pour empiéter, les autres pour se défendre, mais à la fin les Anglais obtinrent la victoire sur les Français qui se défendirent fort vaillamment2. ”

Le sieur de Roquemont se rendit aux conditions suivantes : “ qu’il ne serait fait aucun déplaisir aux Pères Jésuites ni aux Pères Récollets. Que l’honneur des femmes et des filles leur serait conservé. Qu’ils donneraient passage, vivres et vaisseaux à tous ceux de l’équipage qui devaient retourner en France3. ” Quant a la cargaison des navires elle revenait aux vainqueurs.

Les Jésuites et les Récollets, les capitaines, l’amiral et le vice-amiral et plusieurs autres Français de marque furent embarques dans les navires anglais qui mirent à la voile et se rendirent d abord aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon où l’ennemi s’empara de quatre vaisseaux basques de Saint-Jean-

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