‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 33 sur 344 · Œuvres de Champlain, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Champlain, p

de même1. Aussi Champlain fait-il remarquer dans sa relation de 1615 qu’après le débarquement à Tadoussac, “ on commença à mettre des hommes en besogne pour accommoder nos barques afin d’aller à Québec, lieu de notre habitation et au grand Sault-Saint-Louis, où était le rendez-vous des Sauvages qui y viennent traiter2 3. ”

Dans une relation que nous citerons plus loin, le Père Denis Jamet dit que le navire le Saint- Etienne arriva à Tadoussac le 26 mai, contrairement a Champlain, Dolbeau et Sagard et le mémoire de 1637 qui donnent le 25. Pour expliquer cette différence d’une journée, il suffit de rappeler, qu’arrivés à Tadoussac, les vaisseaux ne pouvaient pas toujours entrer immédiatement dans le port ; il fallait attendre la maree. C est ainsi qu’en 1623, le navire qui amena Sagard au Canada, dut jeter l’ancre et attendre au lendemain matin, pour entrer dans le port . Il n était pas moins pour cela arrivé le jour précédent. Le Père Jamet aura voulu désigner le moment où le Saint-Etienne était réellement au poit , Dolbeau, Sagard et Champlain signalent l’arrivée pure et simple à Tadoussac. L’expression dont se sert Champlain complète et confirme notre manière de voir. “ Nous arrivâmes, dit-il, devant le lieu appelé Tadoussac le vingt-cinquième jour de mai. ” C’est clair ; les Récollets arrivèrent à Tadoussac le 25 mai et mirent pied à terre le 26.

1. On peut en trouver la preuve dans les Œuvres de Champlain pp. 373, 389, 437, 497.

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