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Champlain, Œuvres, p

EN ROUTE

de mai, où nous rendîmes grâce à Dieu de nous avoir conduits si à propos au port du salut1. ” Le 25 mai était la fête “ de la translation de notre Père saint François, (ce) qui fut pris à bon augure2. ”

Le Père Dolbeau, écrivant, le 20 juillet 1615, au Père Didace David, Récollet, confirme le dire de Sagard et de Champlain : “ Nous partîmes de Honfleur le 24 avril au soir et arrivâmes le 25 mai à un port où s’arrêtent les navires qui naviguent ici. Ce port s’appelle Tadoussac et est bien quatrevingts lieues dans la grande rivière du Canada, trente-cinq lieues au-dessus est l’habitation des Français’1. ”

Les navires ne montaient pas plus haut que Tadoussac, affirme le Père Dolbeau. Et en effet, jamais Champlain n’avait encore remonté le Saint- Laurent jusqu’à Québec, sur le navire qui l’avait amené de France. A Tadoussac on jetait l’ancre et une ou plusieurs barques transportaient à Québec hommes et bagages. En 1603, Champlain prit une barque à Tadoussac pour aller explorer le Saint-Laurent4. En 1608, le Don-de-Dieu, qui portait le fondateur de la Nouvelle-France, ne vint pas à Québec, mais Champlain remonta le fleuve dans “ une barque de douze à quatorze tonneaux5. ” En 1610, 1611, 1613 et 1615, il en fut

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