‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 334 sur 344 · Dr N.-E. Dionne, Samuel Champlain, n, p · texte numérisé non relu

Dr N.-E. Dionne, Samuel Champlain, n, p

queur, mais que pouvait faire Champlain, sans vivres, avec bien peu de munitions de guerre, alors que l’ennemi était là, devant lui, avec trois navires, sans compter les forces laissées en réserve à Tadoussac ? Champlain et du Pontgravé rédigèrent les articles de la capitulation de manière à protéger tous les intérêts ; mais les Anglais les réduisirent de beaucoup. Voici en résumé ce que Louis et Thomas Kirke imposèrent à Champlain : David Kirke fera voir la commission du roi d’Angleterre. Le passage sera assuré à tous pour l’Angleterre et de là en France. Champlain ne pourra emmener ses deux sauvagesses. Les chefs de l’habitation sortiront avec armes, habits et pelleteries leur appartenant, mais les autres n’emporteront que leurs habits et une robe de castor chacun. “ Et pour le fait des Pères, ils se contenteront de leurs robes et livres1. ”

“ Ayant arrêté les articles, écrit Champlain, ils nous renvoyèrent la chaloupe, nous priant de la dépêcher au plus tôt pour savoir si nous accepterions leurs articles, à quoi nous avisâmes, nous étant assemblés pour résoudre ce que l’on pourrait faire en ces extrémités, et ne pouvant pas mieux, nous résolûmes de prendre la composition2. ”

Le lendemain, vendredi, 20 juillet 1629, environ les neuf heures du matin, Champlain se rendit à bord d’un des navires anglais. Les articles de la capitulation furent signés. Peu après les Anglais

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