‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 42 sur 344 · Œuvres, p · texte numérisé non relu

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grande quantité d’hommes forts et robustes, qui montrent n’avoir l’esprit tant sauvage, comme les mœurs. . . 1 ”

A la rivière des Prairies, qui se jette dans le Saint-Laurent “ cinq lieues au-dessous du Sault- Saint-Louis, ” dit Champlain2, nos voyageurs rencontrèrent le Père Le Caron qui retournait à Québec afin de se munir d’un autel portatif et des effets dont il aurait besoin pour mettre à exécution le projet d’aller demeurer chez les Hurons. Tandis que le Père Le Caron se dirigeait vers Québec, Champlain et le Père Denis, le sieur Pontgravé et leurs hommes se rendirent au Sault-Saint-Louis, où les Sauvages les attendaient, “ fort désireux de nous voir, joyeux de notre retour, sur l’espérance qu’ils avaient que nous leur donnerions quelques-uns d’entre nous pour les assister en leurs guerres . . ; sur quoi le dit sieur du Pont et moi advisâmes qu’il était très nécessaire de les assister, tant pour les obliger davantage à nous aimer, que pour moyenner la facilité de mes entreprises et découvertes, qui ne se pouvaient faire en apparence que par leur moyen, et aussi que cela leur serait comme un acheminement et préparation pour venir au Christianisme. . .3 ” On a accusé parfois Champlain d’avoir inconsidérément pris parti pour les Hurons contreles Iroquois, il nous semble pourtant que Champlain lui-même répond ici parfaitement à ses accusateurs.

L’entente conclue entre lui et les Hurons, Cham-

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