‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 61 sur 344 · L. Promenoir de dix pieds de large · texte numérisé non relu

L. Promenoir de dix pieds de large

M. Fossé. — N. Plateforme pour les canons. — P. Cuisine. — O. Jardin de Champlain. — - Q. Place allant jusqu’au fleuve. — R. Le fleuve Saint-Laurent.

le missionnaire pouvait se faire une cabane à part dans un de leurs villages ; aussi, depuis le Père Le Caron jusqu’aux derniers jours de la mission huronne, les missionnaires eurent ordinairement leur logement particulier.

Le Père Le Caron nt comprendre aux Hurons que pour traiter les affaires importantes qui l’amenaient chez eux, il lui fallait un logement plus solitaire que leurs cabanes ou vivaient toujours plusieurs ménages ; il voulait aussi par ce moyen ne pas être le témoin habituel de la vie licencieuse des Sauvages. Les Hurons se prêtèrent à ses désirs et se mirent en devoir de lui élever une cabane à leur mode à quelques pas en dehors de leur village.

Sur ces entrefaites arriva à Caragouha Champlam que le Père Le Caron n attendait pas. Champlain avait parcouru déjà plusieurs villages hurons. Du bourg d’Otouacba il avait ete a Carmaron, de là à Touaguainchain, puis à Tequenonquiaye, d’où il se fit conduire à Caragouha. Ce village écrit Champlain, était “ fermé d’une triple palissade de bois, de la hauteur de 35 pieds . . . , auquel village, était le Père Joseph demeurant, et que nous y trouvâmes, étant fort aise de le voir en santé, ne l’étant pas moins de sa part qui n’espérait rien moins que

de me voir en ce pays1. ”

Un événement important pour l’histoire religieuse

des Hurons se produisit alors ; le Père Joseph Le Caron célébra le saint sacrifice de la messe, le 12 août,

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