‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 66 sur 344 · Œuvres, pp · texte numérisé non relu

Œuvres, pp

seaux de France pour la traite et le ravitaillement de Québec étaient arrivés à Tadoussac. Champlain et Le Carbn demeurèrent peu au Sault-Saint-Louis. D’après Sagard, ils arrêtèrent ensuite “ aux Trois- Rivières le 1er jour de juillet ensuivant où ils trouvèrent le Père Dolbeau qui s’y était rendu dans les barques des navires nouvellement arrivés de France. Après qu’ils se furent entre-salués et (eurent) rendu les actions de grâces à Dieu, Notre Seigneur, le bon Père Dolbeau leur apprit comme dès le 24eme jour du mois de mars passé, il avait ensépulturé un Français nommé Michel Colin avec les cérémonies usitées en la sainte Eglise romaine, qui fut le premier qui reçut cette grâce-là dans le pays.

“ La traite étant finie, ajoute Sagard, tous serendirent à Québec le onzième jour de juillet1. ” Champlain fixe aussi au 11 juillet l’arrivée à Québec, “ où étant, je trouvai tout le monde en bon état, et tous ensemble rendîmes grâces à Dieu, avec nos Pères religieux, qui chantèrent le service divin en le remerciant du soin qu’il avait eu de nous conserver et préserver de tant de périls et dangers où nous étions trouvés2. ”

La mission est fondée au pays des Hurons. L’apôtre du Christ, le Récollet Joseph Le Caron a tracé le chemin ; l’intrépide messager de Dieu et le vaillant soldat de la France viennent d’ouvrir l’ouest à la civilisation par la foi qui sauve pour la vie éternelle.

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