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CHAPITRE IX

ZÈLE ET APATHIE

A INSI que le remarque justement Leclercq,

“ ce que nos religieux avaient fait depuis un an, n’était proprement qu’une découverte du tempérament, de l’esprit, des mœurs oe ces peuples, des voies pour les attirer à l’Evangile et des difficultés qu’on y trouverait à surmonter . . ; en sorte que, selon le projet forme entre eux des 1 annee piecédente, ils devaient se trouver à Québec au mois de juillet de l’année présente, pour faire ensemble un rapport fidèle de leurs connaissances et con\ enir de ce qu’il y aurait à entreprendre pour la .gloire de Dieu. Ils prièrent Monsieur de Champlain d y assister (à leur réunion), le connaissant autant zélé pour l’établissement de la foi, comme pour le temporel de la colonie, et six autres personnes des mieux intentionnées pour le bien du pays1. ”

Au cours de cette reunion, que 1 abbe Gosselin appelle “ la première assemblée délibérante tenue par l’Eglise du Canada", ” il fut dressé dés mémoi-

1 Leclercq, Premier établissement de la foy, i, p. 91 et 92.

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