‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 77 sur 344 · L’abbé Auguste Gosselin, La mission du Canada avant · texte numérisé non relu

L’abbé Auguste Gosselin, La mission du Canada avant

M gr de Laval, p. 25.

res que Leclercq déclare avoir consultés. 1 2 D’après ces mémoires, il fut conclu que, pour convertir plus facilement les Sauvages, il fallait d’abord les humaniser. Pour cela, il était nécessaire d’établir des rapports plus immédiats entre eux et les Français ; mais on devrait éliminer de la colonie les protestants et quiconque menait une vie scandaleuse, car “ il était à craindre que le mépris qu’ils (les protestants) faisaient de nos mystères, ne retardât beaucoup 1 etablissement de la foi, que même les mauvais exemples des Français pourraient y être préjudiciables, si ceux qui avaient autorité dans le pays n’y donnaient ordre'. ” Cela prouve que les Récolîets ne proposaient pas sans condition le rapprochement des Français et des Sauvages.

À\ec les restrictions exigées par les missionnaires, des relations plus intimes entre Français et Sauvages ne pouv aient qu etre très utiles à ces derniers. Champlain pensait comme les Récollets ; il faut citei à ce sujet la page suivante écrite par cet homme si zélé pour le salut des âmes.

Il faut des peuples et des familles (françaises), pour les tenir (les Hurons) en devoir, et avec doucëur les contraindre à faire mieux et par bons exemples les émouvoir à correction de vie. Le Père Joseph et moi les avons maintes fois entretenus sur ce qui était de notre créance, lois et coutumes ; ils écoutaient avec attention en leurs conseils, nous disant quelquefois : tu dis choses qui passent notre esprit

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