THEATRE MAÇONNIQUE
Essai de Bibliographie
du
Théâtre Maçonnique
Auteur inconnu : Arlequin francmaçon, comédie inédite en deux actes, mêlée de vaudeville, jouée chez le sieur Nicolet au xvme siècle, suivie d une étude sur les Francs-Maçons an Théâtre [Albert Lantoine]. — Paris, édition du Livre mensuel, 1919. In- 12, 235 pages.
La comédie porte comme épigraphe, à la première page :
Colombinè
Eh bien, si tu te faisais jranc-maçon ?
Arlequin
Ouf!... ouj!... Je ne veux pas avoir de commerce avec le diable.
Bahot - Forlière ( Dr ) : La Chaîne d'Union, dialogue en un acte, en vers. — Extrait de la Revue Socialiste (mai 1906). — Paris, Société nouvelle de Librairie et d'édition, 1906. In-8, 16 pages. — B. N. : 8* Yth 52026.
BaYARD[J.-F.-AlP.] etXAVIER[SAINTINE] :
Frère Galfâtre, comédie-vaudeville en deux actes, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Palais- Royal, le 18 mai 1844. — Paris, Beck, 1844. In-4°, 27 pages. — B. N. : Yth 1748. — Bibl. du G/. 0.\,n° 1283.
Beaumont(FF.\ Charles et Auguste) :
Les Francs-Maçons, comédie en trois actes, en prose, précédée de V Initiation antique, prologue en quatre tableaux. — Paris, Dentu, Teissier, 1867. In-8°, 108 pages.
Cette pièce porte comme épigraphe :
L'homme sacré à V homme
Mas sol.
Nota : Le f.\ Charles est le fils du f.\ Auguste Beaumont. Ils étaient tous deux membres de la Loge La Rose du Parfait Silence, à l'Or.*, de Paris. — La Bibliographie maçonnique Fesch, Denais, Lay, porte à tort Charles et Auguste de Beaumont. — Bibl. du G.*. 0.\, n° 1280 bis (sous un titre tout à fait inexact) et 1283 bis (sous son véritable titre). Bien que peu rare, cette comédie ne figure pas au catalogue de la Bibliothèque Nationale.
Castaing (Jean) : La Femme curieuse ou Les Francs-Maçons, comédie en trois actes. S, L. [Alençon], imprimée par l'auteur, 1793. In-8, 166 pages, titre compris.
Fait partie d'un ouvrage intitulé Théâtre de Castaing, imprimé par lui-même. S. L. [Alençon], 1791-1792. 3 volumes in-8, tirés à 30 exemplaires.
Cet ouvrage figurait dans la Bibliothèque dramatique du baron Taylor, dont voici la note relative à la pièce maçonnique :
« Cette dernière pièce, datée de 1793, devait faire vraisemblablement la tête d'un 4e volume, qui n'a pas été achevé, bien qu'il soit annoncé dans la préface. L'auteur, qui était à la fois son compositeur, son pressier et son prote, manquait de bien des choses dans son imprimerie à soufflet, avec laquelle il n'a pu obtenir qu'un horrible tirage ».
[Clément (P.), de Genève] : Les Fri- Maçons, hyperdrame. — Londres, chez J... T... [Tonson] dans le Strand, 1740. In- 12, iv-91 pages, plus 4 pages de chansons non paginées. — B. N. : Yth 7646 et 7647.— Bibliothèque du G.*. O.'., n° 1276.
Nota : Nous donnons ici la pagination de la Bibliographie Fesch-Denais-Lay. — August Wolfstieg, dans la Bibliographie des Freimaurerischen literatur, porte 87 pages, et l'exemp. de la Bibliothèque Nationale a ce nombre, plus 4 pages non paginées de chansons (divertissement). C'est cette édi-
tion, et non celle de 1774. comme l'indique à tort la Bibliographie Fesch-Denais-Lay, qui a été reproduite intégralement dans Le Monde Maçonnique, 1875, tome xvi, p. 40-48, 89-96, 137-144, 184-192, 232-240, 284-288, 323-336, 371-384-
« Thory, Annales originis maqui 0.*., dit que cette pièce fut donnée en 1739; Kloss ajoute que ce fut même au commencement de 1737. Notre exemplaire porte la date de 1740. — L'auteur la publia sous le pseudonyme de Vincent (C. Barbier, Anonymes ri, p. 509) »•
Note de la Bibliographie Fesch-Denais-Lay.
Si Thory veut dire qu'elle fut jouée en 1739, la date de l'exemplaire des auteurs de la Bibliographie n'infirme pas cette assertion. Celle de Kloss serait en tout cas inadmissible, en raison de l'Avertissement de l'hyperdrame, qui la contredit formellement.
Maintenant, pourquoi la Bibliographie Fesch-Denais, suivant l'exemple des bibliographies antérieures, dit-elle que l'auteur publia sa pièce sous le pseudonyme de Vincent? Certes, Barbier l'affirme, etQuérard aussi, qui indique : Les Fri-maçons, par Vincent, masque de P. Clément, de Genève. iMais où ont-ils puisé ce renseignement ? J'ai
eu en mains des exemplaires des éditions de 1740, 1741, 1743 (c'est-à-dire des premières), et je n'ai vu figurer sur aucun ce nom de Vincent.
— Id. Londres, J... T... 1740. In-12,
76 pages. — B. N. : Yf. 7314 et 8° Yth.
A exactement le même texte et le même divertissement que la première édition.
L'auteur a seulement changé le premier vers d'une chanson du divertissement, L'Amour reçu fri-maçon :
Charmant Amour, coupe les ailes
qu'il a remplacé par
Fils de Vénus, coupe les ailes
— Id. Brunswic, 1740. In-8. (Signalé par Wolfstieg et la BibliographieF.D.L.).
— Id. Londres, J... T.. .1741. 103 pages, plus 4 de chansons non paginées (divertissement). — B. N. : Yf. 9408.
— Id. Strasbourg, 1741. In-8. (Signalé par Wolfstieg).
— Id. Londres, J... T.. . 1743. 100 pages, plus 4 de chansons non paginées (divertissement). — B. N. : 8<> Yth 7649. (Ne figure ni dans Wolfstieg, ni dans la Bibliographie F. D. L.).
— Id. Londres, J... T.. . 1746. 58 pages, plus 2 non chiffrées. (Signalé par la Bibliographie F. D. L.).
— Les Francmaçons (sic), comédie en prose et en un acte, revue et corrigée, représentée à Strasbourg par les Comédiens Français le 27 avril 1769 (le prix est de 24 sols). — Strasbourg, chez Jean- François Le Roux, imprimeur du Roi, de la Ville et de l'Evêché, 1769. In-8°, 91 pages, divertissement compris. — B. N. : 80 Yth. 7522.
Il y a dans cette édition — en dehors du titre — d'assez nombreuses, quoique peu importantes, modifications. L'Avertissement n'existe plus. Il y a un personnage nouveau o Gydalise, amie de Lucile », qui n'apparaît d'ailleurs que dans une seule scène. Le nombre de scènes n'est plus le même, et le Divertissement est tout à fait différent et beaucoup plus long.
La note relative au Secret est supprimée, mais le texte y fait encore allusion, avec un petit changement : Le mot de Lucile :
— La personne qui l'a acheté (le Secret) s'en est dégoûtée tout aussitôt et n'a jamais pu s'en défaire au prix coûtant
est remplacé par :
— La personne à qui on l'a découvert, s'en esi dégoûtée tout de suite, et il n'a fourni à la plaisanterie que pour deux ou trois soupers au plus.
— Les Franc-Maçons (sic), comédie représentée pour la première fois au Théâtre de La Haye le 27 janvier 1774. — La Haye, H. Constapel, 1774. In-12, 64 pages. — B. N. : Yth. 7523 et 7=524. — Bibl. du G.-. 0.\, n° 1278,
Sous le titre, à la place de la marque de librairie, un joli cul-de-lampe représentant une femme nue couchée sur des nuages, tenant d'une main une guirlande de roses et de l'autre caressant deux colombes blotties sur son ventre.
Cette pièce est signalée à part (et non plus au nom de Clément) par les bibliographies Wolfstieg, Fesch-Denais-Lay. et par le catalogue de la Bibliothèque du G.-. 0.\, alors qu'elle n'est, comme la précédente, qu'une réédition de l'hyperdrame de 1740. Le divertissement est différent de l'édition de 1740 et de celle de Strasbourg de 176g.
Cette fois il n'est plus fait allusion — ni en note ni dans le texte — au fameux Secret (divulgué par la Carton). Cette allusion, d'actualité en 1740, n'avait plus de raison d'être et n'aurait vraisemblablement pas été comprise à La Haye en ^74.
Cu.\ha-Bellem( Da) : Le Franc Maçon,
drame en quatre actes représenté pour la première fois au Théâtre du Gymnase à Lisbonne le 21 janvier 1876. Traduit du portugais, avec autorisation de l'au-
teur, par le capitaine Ernest Seguin. — Dieppe, Delevoye, Levasseur et O, 1879.
In-8, 86 pages. — B. N. : Yg. 3727. — Bibl. du G." O.-., n° 1283 C.
Dalvy (Jean), — Voir Monniot,
[Darmaing] : La Nouvelle Tour d'Ugo.
lin et les Catacombes ou Les Francs- Maçons vengés, roman dialogué semihistorique, politico dramatique et satyrique, en faveur de malheureux fils de Mars, d'un grand nombre d'anciens proscrits et de familles d'anciens exilés, précédé d'une Épitre dédicatoire aux Dames, du Secret dévoilé de l'histoire d'un grand homme et <X Anecdotes curieuses, par Jean qui pleure et rit, domicilié à la Tour d'Ugolin, rue de l'Échaudé, n° 1 (faubourg St-Germain). — Paris, Dentu, 182 1. In- 12,
xliv - 124 pages. — B. N. : Inventaire H. 19856; Bibl. du G.'. 0.\, n° 1273.
Dumas (Alexandre) : Le Prologue de « Joseph Balsamo » : La réception de Balsamo chez les Francs-Maçons !
In journal Le Figaro du 18 mars 1878.
Prologue de la pièce Joseph Balsamo, d'Alexandre Dumas père et fils (représentée à l'Odéon le 18 mars 1878) et qui ne fut jamais publiée.
Ce prologue fut reproduit in extenso dans la revue Le Symbolisme n° 19 (avril 1914), avec un long et intéressant commentaire par Côte-Darly, sous le titre Curiosités maçonniques.
Eckhoff (Baron Ecker d'). — Voir Jean-Marie.
Honoré (André) : L'École des Francs- Maçons ou Les Francs-Maçons sans le savoir, comédie en un acte, en prose. — Amsterdam, et se trouve à Paris chez Valleyre l'aîné, libraire-imprimeur, rue de la Vieille-Boucherie, à l'Arbre-de-Jessé. 1779, in-16, 62 pages.— B N.: 8° Ythigôô,.
Cette comédie porte comme épigraphe :
Si l'infidélité déshonorait un culte,
Quel culte est, ici-bas, à l'abri de l'insulte.
Jean-Henri, baron Ecker d'Eckhoff :
Le Franc-Mâcoa prisonnier, drame. — La Haye, chez C. Plaat et Cie, 1777. In-12, 37 pages. — B. N. : 8° Yth 7525.
Ce petit drame eu un acte porte comme épigraphe :
Pour le public un Franc-Maçon Sera toujours un vrai problème, Qu'il ne saura jamais au fond, Qu'en devenant Maçon lui-même.
Lafitte[J. -B.Pierre] (M.) : Les Sybarites ou Les Francs-Maçons de Florence, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Lafitte , musique de MM. Aimon, Barbereau, Castil-Blaze, Beethoven, Meyerbeer, Rossini, Spohr, Weber, représenté, pour la première fois, sur le Théâtre des Nouveautés, le 1 1 novembre 1831.— Paris, Riga, 1831. In-8, s6 pages. — B. N. : 8° Yth 169.45.
Leprince (G.). — Voir Roland.
Manquât (Abbé Maurice). : L'Honneur militaire, pièce sociale en trois actes, en prose — Montmédy, édition de La vie an patronage, S. D. In-8, 28 pages.
Monniot (Albert) et Dalvy (Jean) La Boussole, comédie dramatique anti-
maçonnique en cinq actes, d'après le roman « La Belle Préfète ». — Pièce interdite par la censure. Les passages condamnés par la censure sont imprimés en caractères gras. — Paris, Albin Michel, S. D., [1905]. In-16, 229 pages. — B. N. : 8° Yth 31253.
Pelletier- Volméranges (M.) : Les deux Francs-Maçons ou Les coups du hasard, fait historique en trois actes et en prose, représenté pour la première fois à Paris, sur le Théâtre de S. M. l'Impératrice et Reine, le 25 mai 1808. — Paris, Hénée, 1808. In-8, 70 pages. — B. N. : Yth 4868.
Cette pièce porte comme épigraphe :
Obliger son semblable est de l'argent bien placé, et le plus grand parmi nous, est celui qui jait le plus d'heureux. (Scène dernière).
[Poinsinet Antoine-Alex. -Henri] : Les Fra-maçonnes, parodie de l'Acte des Amazonnes, dans l'opéra des Fêtes de V Amour et de VHimen, en un acte, représentée pour la première fois sur le Théâtre de la Foire St-Laurent, le 28 août 1754.— Paris, chez Duchesne, 1754. In-i6i pièce 35 pages. — B. N. : Inventaire Yf. 10667-71. — Bibl. du G.'. 0.\ de France, n° 1277, avec un titre inexact : Les Framaçons.
La parodie porte comme épigraphe :
Ridendo, dicere verum,
Quid vetat ?
Polichinelle maître maçon, représenté par les Marionnettes de la Foire de Saint- Germain (1744). — Paris, Ferdinand Barbe, 1919. In-8, 10 pages.
L'orthographe et le style du livret ont été scrupuleusement respectés. Tiré à 107 exemplaires, dont 7 sur Hollande.
Rey (Eq* C. ,.), R.\ f. : Itanoko,
drame maç.\ en six époques, précédé de La Salle des pas perdus, prologue symbolique en un acte, dédié aux Francsmaçons. — Paris, imprimerie d'Herhan, 1835. In-8. 107 pages.— B.N.:Ytho,207.— Bibliothèque du G. ".O.*. de France, n° 1282.
Sous le titre, à la plaee de la marque de librairie, l'insigne de la Rose-Croix : Le Pélican qui se ronge le foie, et la Croix.
Ce drame fut joué le 2 avril 1835 au local maç.*. de la rue de Grenelle. On y voit « la Maçonnerie portant son flambeau jusqu'aux extrémités du monde et y annonçant de sa voix puissante et libre la fraternité et l'égalité parmi les hommes ». Revue maç.'., avril 1835, 8e liv.
Roland (Claude) et Leprince (G.) :
.*. Francs-Maçons, vaudeville en trois actes, représenté pour la première fois au Théâtre Cluny, le 22 septembre 1905. — Paris, Joubert, éditeur, 1906. In-18,
155 PagesJ couverture illustrée. — B. N. : 8° Yth. 31977.
Le titre est disposé dans un triangle.
Saint-Lo (Victor) : L'Initiation d'un frère trois points, reconstitution dune admission dans la franc-maçonnerie au grade d'apprenti, pièce en deux tableaux jouée pour la première fois à Y Athénée Saint-Germain le 25 mai 1905. — Préface de Léon Daudet. — Paris, L. Lethielleux, S. D., 65 pages. — B. N, : 8° Yth. 31904.
Vrai Français (Un) [Typheonon] : Le faux grand-maître du Grand-Orient de France ou La Comédie de MDCCCXV,
comédie en un acte et en vers. — Paris, Cussac, avril 181 5. In-8, 74 pages, dont 7 pour la préface, 50 pour le texte et le reste consacré à des notes. — B. N. : Yth
6676. — Bibl. du G.*. 0.\ no 1280 (exemplaire auquel a été ajoutée une curieuse affiche du temps, non pas théâtrale comme le porte à tort le catalogue, — car cette pièce ne fut vraisemblablement jamais représentée, — mais de libraire annonçant la « brochure », d'ailleurs avec une erreur de pagination).