Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphes
De toutes les régions du monde antique ce sont celles qui, jusqu'à ce jour, se sont fait remarquer par la plus grande stérilité comme production de monuments anciens.
Et cependant, la Palestine, ce pays si petit sur la carte, si grand dans l'histoire, occupe une telle place dans les annales de l'humanité que c'est là surtout qu'on aimerait à exhumer de ces documents contemporains des événements, de ces témoins authentiques du passé, qui sortent à foison du sol de l'Assyrie, de la Chaldée, de
rÉgypte, de la Grèce, de l'Italie.
Que ne donnerions-nous pas pour pouvoir faire surgir du sol même de la Palestine des pierres ou des livres qui nous parleraient de son histoire pendant la période juive, et nous permettraient de contrôler les récits bibliques avec la rigueur qu'exige aujourd'hui la science.
Malgré des recherches actives et répétées, malgré des sacrifices d'argent considérables, ce n'est que dans ces quinze dernières années que quelques heureuses trouvailles sont venues rompre ce mutisme épigraphique de la Terre Sainte, et encourager les efforts des explorateurs futurs, en montrant que, si la Palestine était avare de ses trésors archéologiques, elle n'était cependant pas absolument déshéritée à cet égard et que l'on pouvait avoir bon espoir de lui en dérober de nouveaux.
Le bilan est, malheureusement, bientôt fait, des inscriptions de Palestine, découvertes jusqu'ici, qui nous font remonter à
une époque antérieure à la destruction de Jérusalem par Titus, moment décisif marquant la fin du judaïsme politique.
On en peut compter jusqu'à sept.
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