I. Une perquisition faite à son domicile, parles
•mêmes autorités, n'avait, paraît-il, produit aucun
résultat. Le contraire eût été étonnant. Le drôle,
se sentant menacé, avait dû prendre ses précautions.
moi avec un mouvement oratoire qui ne manquait pas d^une certaine ampleur. Aussitôt un des compatriotes du pasteur Weser qui lui servait d'interprète, interrompit vivement Selîm et essaya de lui imposer silence.
Surpris de cet empressement à fermer la bouche à Selîm, et flairant là-dessous quelque machination, j Insistai pour qu'on le laissât achever son discours, et je lui enjoignis moi-même, dans sa langue, de parler en toute liberté, ce qui parut un peu gêner ces messieurs.
Selîm ne se le fit pas dire deux fois.
« M. Ganneau, dit-il textuellement, « m' ayant rencontré il y a deux mois « dans la rue des Chrétiens, sous la voûte, (c près du couvent grec, me dit qu^il me (( donnerait cent livres (i), si je voulais « affirmer que les poteries de M. Shapira « étaient fausses et fabriquées par moi et « M. Shapira. »