‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 59 sur 67 · I. Vol. IV, p. 116 et pi. LVI,B, n · texte numérisé non relu

I. Vol. IV, p. 116 et pi. LVI,B, n

n'est pas plus fidèle que celle du Thésaurus qui lui a servi de modèle. Il est intéressant de constater que la légende présente, dans ses anomalies, de notables ressemblances avec celle du scarabée faux. Les caractères sont alignés droit ; en outre les trois premiers sont identiquement figurés comme sur le scarabée faux.

Il ne serait pas impossible que le faussaire ait utilisé l'ouvrage de Petit-Radel, dont le titre amphibologique {Monuments antiques a du Musée Napoléon >^) pouvait^ en outre, faire croire à l'existence, dans les collections mêmes du Louvre, du monument cité incidemment par l'auteur.

Notre scarabée est encore gravé à nouveau, en 1809, d'après Tassie, dans les Mines de F Orient {i) y à l'appui d'un article signé P. et intitulé Observations sur quelques

I. Fundgruben des Orients, vol. I, p. 209, pi. III. L'article est en françaiSj^ Je reproduis, à titre de curiosité, rinterprétation'que l'auteur donne de

monuments de Perse. L'on sait que ce recueil paraissait sous la direction du célèbre orientaliste autrichien, von Hammer- Purgstall. Je rappelle cette circonstance en passant parce que tout à l'heure il y aura lieu d'y insister.

En 1823, Landseer, dans ses Recherches sabéennes (i), publie la face gravée du scarabée du British Muséum. Sa reproduction, dérivée peut-être de celle de Tassie, est assez bonne. Il laisse, d'ailleurs, complètement de côté la légende, et ne s'occupe que d'interpréter la scène figurée. Il le fait dans un sens bien risqué, car il propose de voir Cassiopé dans la divinité assise !

neur qu'ils rendent au Seigneur est exprimé par la figure d'un homme debout entre leurs caractères, qui élève les mains vers un autre assis en maître et juge, présidant aux planètes, aux Cosmocratores ou aux Amschaspands, puisque les sept ronds qui les rappellent sont tracés derrière le trône de leur roi. Ce résumé de l'ancien culte de louange, formule si fréquemment répétée du ciel et de la terre qui célèbrent le Seigneur, et qui paraît exprimée en lettres alphabétiques au bas du tableau, etc, etc. »

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