Vol. n, p
2, Journal ^ur Kunslgescbicbteuttd :(ur allgemeitiet IJtteratitr, Nurnberg, 1777, 4« partie, p. 141 c pi. I, fig. A.
il doit également, dit-il, des reproductions d'autres scarabées. Il considère l'inscription comme phénicienne, et la lit lit T5T, sans essayer d'interpréter cette lecture tout à fait fantaisiste.
C'est en 179 1, dans le Catalogue raisonné anglo-français de Tassie (i), que notre monument apparaît pour la première fois, comme faisant partie des collections du British Muséum. Il y était entré grâce au fameux Hamilton, qui fut ambassadeur d'Angleterre à Naples de 1764 à 1800.
Il est indiqué, dans cet ouvrage, comme un scarabée de jaspe verdy et reproduit en gravure. La scène du plat est ainsi décrite : « Un roi persan barbu, en tiare et longue robe, semble recevoir les hommages d'une autre figure barbue en longue robe. Au champ, il y a en haut l'image du soleil et huit étoiles, et, plus bas, la croix ansée ou le phallus égyptien, et un alpha. Dans
I. R. E. Raspe et J. Tassie, Catalogue raisonné y etc. A descriptive cataloguai etc. Londres, 1791, vol. I, p. 05, no 6$4, et vol. II, pi. XI, n« 654.
Texergue une inscription en caractères probablement alphabétiques, fort ressemblans aux phéniciens. »
Petit-Radel, dans le quatrième volume de ses Monuments antiques du Musée Napoléon (i), paru en 1806, reproduit ce monument d'après le Thésaurus gemmarum, à l'appui de ses rêveries sur la symbolique orientale. Il voit, dans la scène figurée sur le plat du scarabée, Horus assis instruisant un prêtre debout, « attaché, dit-il, par des liens dont un auteur ancien donne la raison. » Ce que Petit-Radel prend pour des liens, ce sont tout bonnement des traits marquant la ceinture et la bande inférieure de la tunique du personnage, et Yaleph gravé derrière lui; « la croix ansée est entre eux deux, ajoute-t-il, et le soleil est en haut. Horus indique cet astre; on voit au bas de ce monument des caractères étrusques. »
La gravure, à une très grande échelle,