‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 6 sur 67 · CACHETS, POTERIES ET OSSUAIRES ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

CACHETS, POTERIES ET OSSUAIRES ISRAÉLITES

C'est donc, comme l'on voit, tout compte fait, sept inscriptions seulement appartenant avec certitude au vieux passé historique de la Palestine.

Par une heureuse fortune, c'est à l'auteur de ce petit livre que la mise au jour de six d'entre elles est échue en partage.

Je ne fais pas entrer en ligne de compte les cachets Israélites, aujourd'hui assez nombreux, dont j'ai publié récemment quelques beaux spécimens inédits (i), non plus que les anses d'amphores estampillées découvertes en 1869 par le colonel War-

I. Sceaux et cachets Israélites, phéniciens, syriens, suivis d'épigraphies phéniciennes inédites. Paris, E. Leroux, 1883 (avec 2 planches).

ren, R. E. Ces petites intailles et ces débris de poterie qui constituent, en quelque sorte, la menue monnaie de Tépigraphie israélite ancienne, sont, en effet, par leur nature même, de provenance trop incertaine.

J'exclus également les ossuaires juifs à inscriptions hébraïques, ainsi que les èpitàphes de la nécropole de Joppé et de quelques sépulcres de Palestine, dont j*ai recueilli et publié à diverses reprises un assez grand nombre (i).

L'antiquité de cette dernière catégorie de monuments a été, selon moi, exagérée, et si quelques-uns de ces petits textes, d'ailleurs sans intérêt historique, peuvent être à la rigueur reportés vers le commencement de l'ère chrétienne, la plupart d'entre eux sont, à mon avis, postérieurs à Titus, beaucoup même postérieurs à Hadrien.

I. I. Nouveaux ossuaires juifs avec inscriptions grecques et hébraïques, — IL Ossuaire juij de Joseph, — III. Epigraphes hébraïques et grecques sur des ossîiaires juifs inédits. — IV. Epitaphe de Youdan, fils de Rabbi Tarphon, etc.

LE SARCOPHAGE DE LA RELNE SADDAN

Peut-être serait-on en droit d'ajouter un numéro à cette liste si courte : le sarcophage découvert par M. de Saulcy aux Q'bour el Molouk (Sépulcre des Rois).

Ce sarcophage, que l'on peut voir au Louvre, contient une double épitaphe en araméen et en hébreu: la reine Saddan ou Sadda,

L*on ne saurait s'arrêter une minute à l'hypothèse de M. de Saulcy qui voulait reconnaître dans cette Saddan une reine du vieux royaume de Juda.

Je crois être en état de démontrer que cette reine Saddan, parfaitement inconnue dans l'histoire, n'est autre que la reine Hélène d'Adiabène en personne. Cette illustre prosélyte du judaïsme, qui avait été

ensevelie à Jérusalem avec sa famille, devait porter, selon la mode de l'époque, un double nom, l'un grec, Hélène^ l'autre sémitique et national, Saddan.

Ce monument n'a donc trait qu'indirectement à l'histoire juive.

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