‹ Les fraudes archéologiques en Palestine: suivies de quelques monuments phéniciens apocryphesChapitre 61 sur 67 · Pages IÏO · texte numérisé non relu

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3. Tychsen lit Finscription JJDN IThS, et la traduit par mc^no Asgag,

Grotefend y lit le nom d'Ormuzd, écrit d'après lui E}jorome:^a[Ahuramazda)y et voit dans la scène figurée Ormuzd révélant sa loi à Zoroastre I

Herder (vol, I, dernière planche) s*est aussi occupé de nôtre monument. Il en donne un dessin d'après celui publié dans la description du cabinet de M, Praun (Nuremberg, 1797),

cette traduction extraordinaire et cel beaucoup plus terre à terre que j'ai pn posée plus haut, le progrès accompli pi l'épigraphie phénicienne depuis une cin quantaine d'années.

Kopp considère, en outre, la croix ar sée comme la lettre tauy et, la rapprochât de Valeph isolé, il voit dans la juxtapo sition de Ces deux signes, l'équivalent d l'expression : de ValphakV oméga, « du com mencement à la fin ».

Les caractères de la légende ne sont pa trop mal reproduits. L'on y relève cepen dant deux particularités qui se retrouven sur le scarabée faux du Louvre : la recti tude de l'alignement; la forme abusive di phéy dont la tête tend à se fermer en boucL arrondie et à prendre ainsi l'aspect d'ui rech{i).

Dans son fameux Mémoire sur la croi:

ansà, publié en 1846 (2), Raoul-Rochett

1 . Cette particularité existe déjà dans la repro duction de Tassie.

2. Mémoires de l'Institut, Académie des Inscrip tions et belles-lettres ^ t. XVI, II® partie, p. 373.

parle longuement de notre scarabée, qui rentrait dans son sujet par la présence du signe qui y figure. Il donne des détails exacts sur les destinées diverses du monument et le cite comme se trouvant « actuellement » au Britîsh Muséum. Si l'auteur du Catalogue du Louvre avait lu plus attentivement le mémoire de Raoul-Rochette, auquel il a emprunté sa bibliographie, il aurait été mis sur ses gardes par cette indication formelle.

En 1847, Lajard (i) en donne une gravure assez fidèle et attribue également l'original au British Muséum. La gravure paraît être indépendante de celles publiées jusque-là, et a dû être exécutée d'après une empreinte directe du monument.

Levy, de Breslau, qui s'est occupé à deux reprises (2), en 1857 et 1869, de ce

i.Mithray XXXVI, ^, Explication des planches ^ p. 10 : « Scarabée de jaspe vert, portant une légende en caractères dits phéniciens. Musée Britannique. »

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