SCENE IL LÉANDRE, VERLUISANT
LÉANDRE (à luble).—Comme vous le faites travailler, ce pauvre garçon |...
VERLUISANT (de l'autre côté, assis).—C'est pour son bien, Léandre! C’est dans le programme de son éducation! En qualité de parrain, j'étais chargé de lui faire embrasser la profession pour laquelle il semblerait avoir le plus de penchant... Comme depuis son arrivée d’Elbeuf il faisait boulettes sur boulettes, j'en ai conclu que la carrière de la pâtisserie ne lui serait pas désagréable... et je l'ai placé à côté, chez mon voisin Godiveau. (Z/ se lève.)
Léanpre.—-Ce n'est pas une raison pour lui faire peindre le plancher de votre appartement !
VERLUISANT.—-Est-ce qu’il ne faut pas aussi lui donner des arts d'agrément... voyons !... Lorsqu'il saura peindre convenablement un plancher de vingt pieds de long, ça lui sera bien plus facile de peindre un petit tableau grand comme la main !... Son patron lui donne des leçons de clarinette. moi, je développe son goût pour la peinture... c'est dans son intérêt !
LÉANDRE.—TLà, voilà ma perruque finie !.….
VERLUISANT (surpris, s'avançant).—Tu t'es encore servi de la marquise P...
LÉANDRE.—Mais, monsieur !.…
VERLUISANT (prenant la tête de la poupée).— Quand je te le disais !.. Tu lui as enlevé la moitié du nez!
LÉANDRE.-—-Mais, monsieur... c'était pour réparer cette vieille perruque que je prête à mon neveu pour une mascarade...
nn. —