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è VERLUISANT.— As-tu besoin de prendre une tête | en cire pour cela ?
| LÉANDRE (se levant et gagnant le milieu).—Vous y tenez donc bien, à votre marquise ?
VERLUISANT.-—Si j'y tiens? [l demande si j'y
| tiens! Tu ne sais donc pas que, pendant vingtdeux ans, elle a fait l’'ornement de ma boutique de coiffeur rue des Marmousets !... Tu ne sais donc pas que, pendant vingt-deux ans, elle m'a attiré une foule de clients qui venaient admirer ses yeux en coulisse et sa bouche en cœur? Si j'y tiens ?.. Mais si après avoir rasé pendant si longtemps les autres ma boutique à été rasée à son tour par le glaive de l'expropriation, et si j'ai reçu soixantecinq mille francs d’indemnité, c'est à elle que je le dois. (77 va placer la tête sur la cheminée, après l'avoir embrassée.)
Léanprr.—-Vous n'en avez plus besoin, main- | tenant... vous n'êtes plus perruquier !
VERLUISANT.---C'est possible, mais je ne veux pas me séparer des instruments de ma fortune !... D'autres renient leur ancienne profession, moi point !.. Mes ancêtres étaient perruquiers ; j'ai accroché les perruques qui me les rappelaient comme des portraits de famille !... (4/Z/ant au fond.) Cette perruque Louis XIV que tu vois là, c'est mon aïeul!.… Cette vieille perruque Louis XV... c'est mon grand oncle! Et ces frisettes (es montrant), je les ai faites dans ma jeunesse !.…