‹ Les frères ColombeChapitre 15 sur 155 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

MADEMOISELLE DE KERDIC, LE COMTE. is rient tous deux. MADEMOISELLE DE KERDIO*.

Je suis une heureuse vieille, comme vous voyez, monsieur de Comminges : j’ai toujours sous les yeux un miroir qui s’obstine 5 à me rendre mes quinze ans.... Muis, voyons, quitte à choquer la délicatesse de vos mœurs, il faut, si nous voulons dîner, que j'achève de mettre ce couvert moi-même.... (Elle va au buffet.)

Mademoiselle, daignez au moins agréer mes services. 10 MADEMOISELLE DE KERDIC, gaiement.

Volontiers.... Eh bien, portez ça. (Elle lui donne des assiettes, des eristaux, etc.)

LE COMTE, allant et venant du buffet à la table. Gaiement. Mais, pour Dieu ! à quoi vous sert ce vieux domestique-là ? 16

MADEMOISELLE DE KERDIC,.

Vous voyez bien qu’il ne me sert pas.

LE COMTE, même jeu.

Sans doute. Mais alors pourquoi le gardez-vous ? Car enfin, il tient autant de place qu’un bon. 20

MADEMOISELLE DE KERDIC Et même davantage, je vous assure.—Muis je le garde, Monsieur, d’abord parce que, s’il me sert mal, il a bien servi mou père, et ensuite, afin de tenir en haleine chez moi certaines vertus chrétiennes disposées à sommeiller, comme la patience et 2 l'humilité !

* Le comte, mademoiselle de Kerdic.

t Mademoiselle de Kerdic, le comte,

MADEMOISELLE DE KERDIC.

Je le crois. (Elle examine le couvert) Comment ! mais vous avez

sfait tout ça très bien. —Je vous remercie. (Le comte place des sièges

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des « eu côtés de la table; François rentre portant sur ur plateau le potage et le

pâté chauds.)

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