‹ Les frères DondaineChapitre 18 sur 33 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

jOACHiM. Mais votre oncle vous a suivi!

NICOMÉDE. Où ça ?

FEKDiNAND. Il csl à P.iris!

NICOMÈUK. Avec sa femme?

JOACHiM. Mais il est veuf!

MCOMÎîOE. Ma (anle est morte. Ah ! grand Dieu !

Fi:iiDi:\A.\D. Vous ne le saviez pas?

JOACiiiM. En tout cas, vous connaissez nos projets d'union, et il ne me reste plus qu'à obtenir voire agrément.

MCOMÈDE. Mon agrément? Vous m'en procurez peu, savcz-vous ?

JOACiiiM. .l'espère que vous n'avez pas cru a la folle histoire que je vous ai bâtie !... Jloi, des niaî- Iresses !... jamais... Je ne pratique pas ce commerce !

jvicoMÈOE. Comment! Eiisa n'est pas coupable?

FERDiAAi\D. Sophic cst purc!.. elle est sans tache!

NICOMÉDE. El vous clcs causc quc jc l'ai traitée du haut en bas!... Mais, Dondaine, celte action est malpropre, et j'ai envie plus que jamais de vous casser ce que je vous ai dit !

JOACiiiM. Oh! délicieux!... (^ pari.) Elle me plairait, cette femmc-là '

NicoMÈDE. Qu'est-ce que vous dites de ça, Ferdinand ?

FEUDi\A\u. Moi, rien ; c'est mon aîné!

JOACUIM. J'ai ou tort !... Mais je suis libre... mon cœur n'aspire qu'à porter vos chaînes !

NICOMÈDE. On prenez-vous mes chaînes?

FERDI^A?«n, à Nicoméde. Il faut lui pardonner.

JOACiiiM. Oui, femme accomplie, dites que vous me pardonnez !

NICOMÈDE, surpris. Femme accomplie ! ..

JOACHIM. J'implore ma grâce à vos genoux, fil se mel à genoux el lui baise les mains. J

NICOMÈDE, à pari. 11 me baise les mains, et je n'ai pas de gants.

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