LES MÊMES, SOPHIE
SOPHIE, Je crois qu'il est temps. ( Enlranl vivemenl.JQw, vois-je ?
JOACHIM, se relevant. Ah! c'est vous, Mademoiselle?
NICOMÈDE, à Ferdinand. Tiens, quelle est celle jeune dame ?
FEKDiiXAND. Ah! cllc cst bounc !... Vous aUcz recommencer.
joAcnm, à iSopliic. Voyons, ma chère, soyez bonne lillel... aidez-moi à tléchir votre amie.
NICOMÈDE. Son amie.
SOPHIE. Quoi ! vous savez ?...
FKKDi.NA\D. Toul, vos maliios sont éventées!
SOPHIE, o/'«»/. r.isencorc.(7/iu/rt Nicomcde.," Vous voyez qu'il n'y a pas dt^ ma I'auli\ nii chère amie. (Elle passe près de Itii.J
MCOMÈDi;, à pari. Elle aussi!
SOPHIE. J'ai fait ce que j'ai pu pour vous garder le secrei; mais puis(iiril n'ya pas moyen {lias), dites comme umi.
* Ferdinand, Nicoméde, Joachim, Snphie.
** Ferdinand, Niconiédo, Sophie, Joachim.
NICOMÈDE, bas. Bah !
SOPHIK, haut. Il vaut mieux agir sans détours.
NICOMÈDE. Au fait !... si c'est votre opinion, ma chère amie...
JOACHIM. Vous avouez donc, enfin, que vous êtes ma belle l'uttire?
SOPHIE, bas. Dites oui !
.MCOMÈDE. Dam, Monsieur, il paraît que... d'après les apparences... f^ par<.) Je suis fort intrigué.
JO.ACBiM. Ne craignez pas d'en convenir, jc sens que je vous rendrai heureuse!... Ktdabord, je cours chez l'oncie!
MCOMÈDE. Quel oncle? .. toiijriuri le même ?
JOACHIM. Le votre, parbleu! J
NICOMÈDE. Je crois, mon cher monsieur...
JOACHIM. Appelez-moi Juacliim.
NICOMÈDE. Je (rois, Joachim, qu'il serait prudent de ne pas encore lui parier de moi.
JOACHIM. Je vous obéirai. N'est-ce pas le devoir d'un mari ?
NICOMEDE. Ah! vous êtes gentil , Joachim !... et pour ce mot-là je vous permets de me bai.ser la main.
jOAcniM, la lui baisant. Jc ralTolerai de celte femme-là !... viens, Ferdinand !
FERDi.NANU. Moi!,., c'cst quc j'ûurals été bien aise.
JOACHIM. Allons à la boutique.
ENSEMBLE
Air : En vain elle s'offei\se.
JOACHIM
Je ris de l'aventure.
Ce rival redouté .N'était que ma future.
Et j'en suis enchanté!
MCOMÈDE.
Me croire sa future,
Quelle crédulité.
Je ris de leur figure, J^
Je ris de leur gailé.
FERDINAM).
Je ris de l'aventure, Ce rival redouté, jN était que sa future, Et j'en suis enchanté.
SOPHIE
Singulière avenlure,
Je ris de leur gailé,
Et ce qui me rassure,
C'est leur crédulité.
NICOMÈDE, à }iarl.
J'ignore quelle est (.elle belle Potu- laquelle on me picnd ici, Mais si je lui resseiUi.le ainsi, Je plains fort cette demoiselle.