SCÈNE XVIIl
FERDINAND, JOACHIM, puis NICOMÉDE.
JOACUiM. Elle s'en va! je triomphe!
FEBDiiVAMD, pleurant. Ah! mon Trère !hi, bi, hi. (Jl se jette dans tes bras de Joachim.)
JUACHIM. Cœur faible et pusillanime ; une femme fait couler tes larmes !
FERDINAND. Joiichim, si tu savais, je ne tiens plus à la vie du tout, du tout.
JOACHIM. Je le l'avais prédit; voilà où mène le désordre des sens ; voilà ce que c'est que d'être un polisson.
FERDINAND. Va, si je la regrette ce n'est pas pour ce que lu crois.
JOACHIM. Tu trouveras cent maîtresses plus attrayantes.
FERDINAND. Mais elle n'était pas ma maîtresse.
JOACHIM. Comment?
FERDINAND. C'était mieux.
JOACHIM. C'était quoi ?
FERDINAND. C'était Une amie.
JOACHIM. Eh bien ! console-toi ; je l'en promets une autre ; «ne amie indissoluble! Je te marierai.
FERDINAND. Non, Joachim , tout est fini, je n'ai plus qu'à me jeter... dans un monastère. ;^JOACHiM. Allons, sois homme, regarde-moi. Estce que ma paupière est humide? et pourtant ma position est larmoyante.
FERDINAND. Ah! c'est bien différent.
JOACHIM. Ma future que je croyais tenir, et qui s'évapore... 1,500 livres de rente! où est-elle? où se cache-t-elle?..
FERDINAND. Est-cc que je sais?
JOACHIM. Interroger Sophie, c'est inutile. Ah! ah, la police... j'oubliais la police... Il faudra bien quelle me déniche celte colombe... Sans adieu! j'y cours à toutes jambes. {H heurte yicumcde.)
NICOMEDE. Oh !
JOACHIM. Animal !
FERDINAND, « puil. Il ose rcveiiir !
NICOMÈDE. Vous le faites donc exprès ?
JOACHIM. Allez au diable ! (// sort.)
' Sophie, l'erdinand, Joachim.
'• Sophie, Joachim, Ferdinand.