SCÈNE XIX
lERDlXAND, NICO.MKDE.
Ft;Ri»i\AM>. Qu(;i ! monsieur, c'est encore vou^? car je sais que vous êtes un monsieur !
NICOMÈDE. Ah ! vous savcz ?.. Eh bien !oui, Ferdinand est le plus heureux des mijUsieurs !
FERDiVAM». Hi'iirciix. jusqu'à (jnel degré ?
NICOMÈDE. Nous sommes sortis d'ici l'un après l'autre, mais au bout de la rue nous nous étions rejoints... J'ai plaidé chaudement ! elle m'a oclrojé grâce et merci, et maintenaul, quoi (|u'il arrive, elle est décidée à me suivre.
FERDINAND. Il esl dOHC Vrai !.. elle foule tout aux pieds !
NICOMÈDE. Elle le foule, Ferdinand !.. Je viens chercher ses effets !.. elle m'a chargé du déménagement !
FERDINAND. C'est une saleté ! c'est une coquinerie !
NICOMÈDE. IMais non !.. elle logera en garni jusqu'à notre mariage.
FERDINAND. Vous marier ensemble ?
NICOMÈDE. Elle exige cette formalité !
FERDINAND. Elle, ma femme !
NICOMÈDE. Votre femme ?
FERDINAND. Oui, misérable !.. je suis son mari !. je l'ai épousée à Dieppe, il y a ^deuxmois, secrètement en présence du maire !
NICOMÈDE. Toi, son mari !.. je te le défends !
FERDINAND. Jc Ic bais ! je te hais ! tu es mon ennemi !
NICOMÈDE. Si j'avais mon violon, qui ne me quille jamais, je te le briserais sur le crâne !
FERDINAND. Et moi, je te briserais les côtes!
NICOMÈDE. C'est une idée!.. Tiens... (// lui donne des coups.)
FERDINAND. Allons dunc ! [Ils se battent.)