STOCKHOLM
Université. — Famille de paysans. — H., o,55 ; L , o,4i. — T. Décrit dans le Catalogue des tableaux anciens dans les collections privées de la Suède, par Olof Granberg. Stockholm, 1886 : « A droite, dans un paysage, est assise une vieille femme, la tête vue de trois quarts, tournée à gauche et penchée en avant, avec une expression sérieuse. Elle porte une coiffe blanche et tient des deux mains, sur ses genoux, une cruche en argile. A sa gauche, un vieux paysan, également assis, la tête nue, vue de trois cjuarts, tournée à droite. Il a placé son verre de bière et sa pipe de terre sur un tonneau, posé, debout à gauche, tient ses bras croisés sur une corbeille à vivres posée sur ses genoux, et contemple la vieille avec un intérêt qui s’adresse probablement plutôt à la cruche. Devant lui, assis à terre, un jeune garçon vu de profil à gauche, vêtu
d’une casaque rouge. A gauche, derrière le paysan, un jeune homme occupé à fumer, debout, vu de profil à droite, vêtu d’un chapeau et d’une longue veste, la pipe dans la main gauche. »
M. Sander. — Esquisse. — Sur toile. Provient de la collection de la Reine Désirée. « Neuf personnes sont réunies autour d’une table ; dans le milieu est assis un vieillard. A côté de lui, une jeune femme en coiffure blanche et en taille rouge. A leur gauche, un vieillard debout, tient la main sur une bouteille de vin, placée sur la table. A droite de la table, outre deux hommes debout portant chacun une assiette, une femme, deux enfants et un lévrier blanc. »
TABLEAUX REPRODUITS PAR LA GRAVURE ET DONT LES POSSESSEURS NOUS SONT INCONNUS
Le Voleur pris. — Gravé par Elluin. Décrit ainsi dans le catalogue de la vente de Troy, 1764 : « Quatre jeunes garçons jouent à la porte de leur maison. L’un d’eux lient une cage posée sur le fond d’un tonneau ; un chat est à côté. Ce tableau est sur toile. 20 pouces de haut sur i5 de large. »
Un Bénédicité. — Gravé par Elisabeth Cousinet, sous ce titre, le Bénédicité flamand. Voir notre description, chap. iii, p. 86.
•Goûter rustique. — Gravé par J. Mitchel, sous ce titre, Prœdium hollandicum, d’après un tableau du cabinet de Robert Strange. Édité à Londres en 1775, par John Boydell. Nous empruntons à Champfleury la description de cette œuvre, d’après la gravure : « A gauche, une vieille femme, assise sur un pli de terrain, tient sur ses genoux un panier de fruits, que tient aussi une petite fille debout devant elle. Derrière elle, un jeune garçon, appuyé sur un bâton. Bonnet pointu. — Posant. — De l’autre côté, une petite fille debout près du bassin d’une fontaine, tient une écuelle. Une vache dont on ne voit que la tête, une chèvre, un chien couché sur le devant et deux moutons. Un jeune garçon reçoit dans son chapeau l’eau qui coule du tuyau placé au-dessus du bassin, et sur lequel, un homme, tenant une houlette, porte la main. A côté de cet homme, un autre barbu, coiffe d’un chapeau, s’appuyant sur un bâton. Derrière lui, un âne et derrière l’âne une femme portant sur sa tête un grand vase à lait. — Huit figures et six animaux. — Au pied de la vieille femme, un chou. » (Les Frères Le Nain, p. i25.)
L’École champêtre. — Gravé par J. Daullé. Intitulé aussi une École d’enfants. — Vente Grozat, 1755. — D’après le catalogue de cette vente, H., i pied 10 pouces; L., 2 pieds 3 pouces. — T.
La surprise du vin. — Gravé par J. Daullé.
TABLEAUX GRAVÉS SOUS LE NOM DES LE NAIN, ET DONT ON NE PEUT MAINTENIR L’ATTRIBUTION
Le Marchand de cornes. — Gravé par François Hubert. Un marchand ambulant, coiffé de travers, l’air railleur, porte devant lui un éventaire garni de cornes, et tient une corne plus grande à la main, qu’il montre comme un spécimen de sa rnarchandise. Autour du personnage, un encadrement xviii® siècle, inventé par le graveur. Deux quatrains facétieux sont placés au bas de la gravure. Entre les deux quatrains, un médaillon, dans lequel est embusqué un amour, coiffé d’un chapeau à cornes, et montrant du doigt une alcôve où sont couchés deux amoureux. « Le Marchand de cornes, dit avec raison Ghampfleury, se prendrait plutôt pour un Teniers que pour un Le Nain. » Ce tableau, que nous connaissons par une répétition récemment acquise par un amateur de Laon, est assurément l’œuvre d’un artiste flamand.
Le Villageois satisfait ; la Villageoise à la fontaine ; gravés par Levasseur. Ces deux sujets révèlent aussi une origine flamande.
Vive le Roi ou les Joueurs de cartes ; lithographié par Schultze. Deux jeunes campagnards jouent aux cartes. L’un porte un tricorne ; cette coiffure nous reporte au xviii® siècle. Nous avons vu à une exposition rétrospective, à Nancy, l’original d’après lequel a été exécutée cette gravure. A Laon même, à l’hospice, se trouve une copie du même tableau. La toile est datée de 1789.
Nous avons jugé utile d’appeler l’attention sur ces fausses attributions. Les gravures, que nous venons de citer, sont classées, au Cabinet des Estampes, dans l’œuvre des Le Nain. Charles Blanc leur donne place dans les Recherches et Indications, qu’il met d’habitude à la suite de ses notices.