HARVARD FINE ARTS LIBRARY
i^OCG MUSEUM
A William BOUGER
Il y a douze ans, quand je publiai Y Essai sur la vie et Vœuvre des Le Nain, personne n'avait essayé de démêler l'existence mystérieuse des trois peintres dont s'honore actuellement l'Ecole Française. Quelques rares tentatives annonçaient le retour à l'étude de la réalité, et les Le Nain attendaient patiemment dans les galeries que leurs noms
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et leurs œuvres sortissent de l'obscurité. Depuis 1852, l'histoire de Fart mieux étudiée, a fait de grands pas. Toute la critique, Charles Blanc, Ph. de Chennevière, Paul Mantz, Eudore Soulié, Philippe Burty, Paul de Saint-Victor, Anatole de Montaiglon, et bien d'autres que j'oublie, ont parlé des Le Nain avec l'admiration que commandent leurs œuvres. Vous êtes revenu, après un long séjour à l'étranger, apporter votre netteté d'impression dans la discussion du réel; et ainsi que la nouvelle école de critique qui se base sur le positif, vous avez signalé les œuvres curieuses perdues dans les cabinets de l'étranger, leprs caractères distinctifs en recouvrant ces exactes constatations d'une esthétique hardie et pleine d'indépendance.
Laissez-moi inscrire votre nom en tête de ce livre comme un gage de l'excellente confraternité qui existe entre tous les esprits voués à l'histoire de l'art, et croyez-moi votre affectueux.