Le repas villageois
H., 0,92. — L., 1,17. — T. — Fig. de 0,60.
c A droite , près d'une maison dans laquelle on voit un homme appuyé sur une porte basse , un paysan , assis devant
une table à moitié recouverte d'une serviette, tient une écuelle de terre rouge d'une main et une cuillère de l'autre. Au milieu , une femme donne à une petite fille debout sa part du repas. Vers la gauche, une autre petite fille, assise, fait de la dentelle. Dans le fond, un homme debout, enveloppé d'un manteau, tenant un bâton, appuyé sur un âne. Au premier plan, à gauche, un chien couché, une cruche. A droite, une marmite , deux vases de terre , une serviette. » Ancienne collection.
* Nain (attribué à Le). »
378 Procession dans l'intérieur d'une église (1). H., 0,54. — L., 0,65. — C. — Fig. de 0,38.
* Des critiques, dit M. Villot, qui ne retrouvent pas dans l'exécution de ce tableau le style, la couleur et la touche qui caractérisent d'une manière si tranchée les peintures de Le Nain, ont pensé que François Porbus le fils pourrait en être l'auteur. Après un examen fort attentif, tout en reconnaissant qu'il diffère sous beaucoup de rapports des autres œuvres authentiques des frères Le Nain , il nous semble français , et faute de pouvoir le donner avec une certitude bien arrêtée à un artiste quelconque, nous nous contenterons, momentanément, en raison de l'ancienneté de la dénomination , à l'attribuer à l'un des Le Nain. »
Je ne suis pas partisan des toiles attribuées à un maître , quand il est reconnu qu'elles ne sont jamais sorties du pinceau de ce maître. Pourquoi ne pas se servir de l'indication :
(1) On trouve la description de ce tableau, dans le catalogue, vente du cabinet du bailli de Breteuil, 1785.
maUre inconnu ? Avec ces tableaux douteux on pourrait former une salle à part, celle des maîtres inconnus, sur lesquels s'exercerait la science critique , et peu à peu, quand l'opinion serait fixée et que la toile serait décidément réclamée, comme un enfant trouvé, par son véritable père, elle rentrerait dans les galeries à côté des autres maîtres.
Ce tableau de la Procession est peint sur cuivre, et ce serait la première fois que les Le Nain se seraient passé de toiles.
M. Clément de Ris , qui a beaucoup étudié les musées de la province , nie la désignation du catalogue dans le numéro de Y Artiste du 15 septembre 1849 : ■ Nous avons vu, au muséo de Nantes , le Convoi d'un Evêque , composition d'Andréa Sacchi, d'une touche franche et vigoureuse, d'une belle couleur, simplement et adroitement disposée. Ce tableau nous a rappelé dans bien des parties une Procession du musée de Paris, attribuée sans aucun motif aux frères Le Nain , et qui est sans aucun doute de l'école italienne. »
De même que le critique ci-dessus et d'autres connaisseurs en tableaux, je suis certain que la Procession n'est pasdesLe Nain. Il est vrai qu'ils ont varié de manière. Le Maréchal ne ressemble pas aux Intérieurs de ferme ; Y Adoration des bergers est dans une toute autre voie. Et cependant on se rend compte de ces variations; tandis que la Procession, du Louvre, qu'elle soit de l'école flamande ou italienne, sort d'un pinceau tout-à-fa il en désaccord avec la peinture des Le Nain.
Le livret historique du musée de Valenciennes , par A. J. Potier, Valcnciennes 18il, donne comme de l'école de Louis Le Nain :
135. Deux hommes jouant aux cartes pi ès d'un tombeau. H., 57 cent. — L., 63 cent.
Tout d'abord, le sujet m'avait semblé contraire au tempérament des Le Nain ; j'ai cherché depuis au musée de Valenciennesetjeme suis assuré qu'il n'y existe pas de toiles de Le Nain.
Le catalogue du musée du Puy donne comme des Le Nain : 67. Tête de vieille femme.