‹ Les Frères mineurs à Québec, 1615-1905Chapitre 21 sur 21 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

A U sujet de l'arrivée des Récollets à ( )ué- •**- bec en 1670, Leclercq a ■ : : it cette phrase déjà citée : (( Nos Pères fin ît reçus par Monsieur de Pétrée, Monsieur de Courcelles gouverneur, les Révérends Pères Jésuites et le grand concours des habitants avec toutes les marques de joye que Ton pouvait attendre d'un païs où nos Pères étaient désirés avec empressement (l). » On aurait pu écrire quelque chose de semblable en 1900. Le peuple, comme autrefois, reconnaissant ses premiers mission-

(1) icr établissement de la foi, vol. 11, p. 91.

naires, les a reçus avec une satisfaction visible et leur a témoigné sa joie et sa charité. Dieu

M. l'abbé L.-H. Paquet, syndic apostolique des Frères Mineurs de Québec

sait les noms des ces âmes généreuses qui ont prêté aide et secours à ses Pauvres volontaires. Il a regardé d'un œil de complaisance la veuve

e: l'ouvrier offrant leur obole ; à plus d'un il a manifesté sa satisfaction en leur accordant les faveurs qu'ils désiraient ; à tous il garde la récompense promise même au verre d'eau donné en son nom.

Bienveillant aussi a été l'accueil fait aux enfants de S. François par le clergé de Québec. La Semaine Religieuse, se faisant PécLo de tous, a salué (( avec bonheur le retour des Fils de S. François dans cette ville de Québec dont ils ont été les premiers apôtres. Tous prêtres et fidèles les accueilleront avec joie. » (l) La reconnaissance nous fait un devoir de citer au moins le nom de celui qui a daigné accepter la charge de syndic apostolique des Frères Mineurs de cette ville, de Mr. l'abbé L.-H. Paquet, aumônier des Sœurs Franciscaines missionnaires de Marie.

Mais les plus précieux encouragements nous sont venus de Mgr l'Archevêque lui-même et du Vicaire Général, Mgr Marois. Mgr Bégin reçut d'abord avec une bonté toute paternelle

(1) 10 nov. 1900.

le Père chargé de la fondation. Plus tard, il daigna visiter dans leur bien humble demeure les Fils du Pauvre d'Assise. Le 17 novembre 1901, Mgr posa la première pierre du couvent des Stigmates et le 17 septembre de l'année suivante il voulut bénir lui-même les constructions. A cette occasion, sa Grandeur célébra la sainte messe dans la petite chapelle provisoire et prenant la parole, rappela à ses auditeurs, les travaux et les peines, le courage et la foi de leurs devanciers, les Récollets et les fruits de salut opérés par eux en Canada.

Plusieurs fois depuis Sa Grandeur a daigné visiter la Communauté et l'encourager par sa présence et ses paroles.

Entre temps, Mgr Marois visitait lui aussi dès le début la petite famille franciscaine. Plus tard, en 1902, ne pouvant assister à la bénédiction du couvent des Stigmates, il adressa au R. F. Gardien une lettre qui sera un bel ornement pour ces humbles pages et leur digne couronnement : « Je regrette d'être empêché d'assister à la bénédiction de votre couvent si heureusement placé sous le vocable des Saints Stigmates

de votre Séraphique Père S. François. J'y suis cependant, mon Révérend Père, par mon esprit et par mon cœur. . . . Comment oublier ce

Mgr Marois, vic-gén.

que vos Pères ont fait, dès les premiers jours

de cette Nouvelle-France, pour y implanl

foi et jeter dans le sein de nos premières t'a-

milles canadiennes cette semence de hautes vertus qui n'ont pas cessé de fleurir et de porter des fruits parmi nous ! Vous renouez aujourd'hui cette chaîne deux fois rompue qui vous attachait à ce pays ; c'est, nous en avons la douce assurance, pour ne la voir jamais plus se briser ! Toujours vous vivrez parmi nous qui vous regardons comme des anges utélaires placés par la Providence pour veiller sur notre berceau, et ramenés aujourd'hui pour nous aider dans les difficultés qui assaillent les sociétés comme les individus aux jours de l'adolescence et de l'âge mûr. Comme nous nous sentons heureux, mon Révérend Père, à la pensée que sur les falaises de Québec s'ouvie aujourd'hui un nouveau sanctuaire de prières, d'étude, de mortification et de sainteté !. . . . » (l) Le Christ qui a dit : (( ce que vous faites aux plus petits des miens, c'est à moi que vcus le faites », doit tenir compte du bien fait aux Fils de S. François d'Assise, comme étant ses enfants les plus petits de tous. Qu'il dai-

(1) Revue du Tiers-Ordre, Montréal, 1902, p.

gne, par l'intercession de Marie Immaculée et du Stigmatisé de l'Alverne, le rendre à nos bienfaiteurs, au centuple, même dès cette terre, sans préjudice de la gloire à venir.

Qu'il daigne aussi exaucer toujours le vœu des Frères Mineurs de Québec : se dépenser sans mesure, se donner aux âmes pour U gner et les conduire à Dieu, dans la paix et l'amour.

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