‹ Les frères van OstadeChapitre 8 sur 48 · LA PARTIE DE TRICTRAC · texte numérisé non relu

LA PARTIE DE TRICTRAC

Tableau d’Adriaan Van Ostade. — (Bridgewater Gallery.) — (Smith, t. 1"\ p. 124, ir 6c,

telles dates historiques, qu’on est surpris d'avoir vu admettre inconsidérément, après lui, par des critiques modernes, alors que la simple réflexion les dénonce inexactes. C’est ainsi qu’il nous représente Adriaan, d’une pusillanimité enfantine, fuyant Harlem pour se soustraire aux effets de l’invasion française de 1662 et retournant, avec sa famille et ses biens, vers l’Allemagne, sa soi-disant patrie :

« Il passait par Amsterdam, dans le dessein de s’en aller à Lubeck, écrit l’historien, mais un amateur nommé Constantin Sennepart fit si bien, par ses belles paroles, qu’il le décida à rester chez lui, à Amsterdam; il lui fit entrevoir les avantages de demeurer dans une ville aussi consi-

dérable, où ses œuvres étaient estimées et où il se trouvait un grand nombre de gens en état de les bien payer *... »

Houbraken continue avec plus de détails encore, et il explique que ce fut vers cette même année 1662 que le maître, établi définitivement à Amsterdam, « commença un grand nombre de dessins que M. Jonas

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