Luc, xxiii
TROISIÈME CYCLE
Le cadavre du Christ est étendu à terre, le sommet du corps reposant sur les genoux de Marie, qui s’approche de son visage, comme pour lui donner un dernier baiser. La Madeleine, assise, soutient les pieds du cadavre, qu’elle contemple dans un douloureux ravissement.
Il faudrait maintenant, pour compléter la description de cette fresque, analyser, les unes après les autres, les diverses manières avec lesquelles est exprimée la douleur de chacun des personnages — il en reste douze, sans compter les anges qui pleurent dans le ciel, et ce ne sont pas eux qui se lamentent avec le plus de retenue !
On trouvera, dans V Histoire de la peinture italienne, de Crowe et Cavalcaselle, trois pages excellentes sur cette composition. ïl était juste que j’en fasse au moins mention, après les critiques que j’ai cru devoir me permettre. Mais nous sommes ici dans le domaine de l’art... et, dans cette sphère, il est toujours facile de trouver que Giotto a été très grand i.
37. La Résurrection2. — Je dis la « Résurrection » pour me conformer à la manière de parler de tout le monde et pour la commodité du discours. Mais il est de toute évidence que cette fresque
1. Nous reviendrons encore, à la fin du volume, sur cette composition, afin de la faire encore mieux apprécier comme il convient, au point de vue de l’art et de la religion. (Cf. page 262 et suiv.)