‹ Les fresques de l'Aréna à PadoueChapitre 8 sur 52 · Pseudo-Matthœi Evangelium , cap. m. Tischendorf, p · texte numérisé non relu

Pseudo-Matthœi Evangelium , cap. m. Tischendorf, p

L ENFANCE DE LA VIERGE

et de sainte Anne1. — Nous voici maintenant parvenus à la scène capitale de cette première série de pieuses images : la rencontre de sainte Anne et de saint Joachim à la porte de Jérusalem, dite la Porte Dorée est, en effet, le point culminant de toute cette légende, et l’on ne saurait trop admirer, ce me semble, Eingénieuse délicatesse et la charmante témérité avec lesquelles, dès les premiers siècles de l’Eglise, la piété des simples, éprise d’une profonde admiration pour la Mère de Dieu, n’a pas voulu se résoudre à admettre que sa conception fût une conception qui aurait été semblable, dans l’ensemble des circonstances, à celle de tous les autres mortels.

La fresque de Giotto, une fois connu le texte de la légende, est de telle clarté qu’il est tout à fait superflu de la décrire et de l’expliquer. Les deux saints époux, obéissant à l’ordre de l’ange, sont donc allés au devant l’un de l’autre : ils se rencontrent sur le pont qui précède la porte de Jérusalem, encore existante, bien que murée, qu’on appelle toujours la Porte Dorée, et là, dans un beau mouvement de tendresse et de foi, ils se donnent mutuellement un chaste baiser.

Voici comment Catherine Emmerich, qu’il ne me déplaît pas de citer en cette occasion, parle de cette célèbre rencontre : « Je vis, dit-elle, Joachim

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