Brierre de Boismont, Des hallucinations
en 1892 donner à Paris des représentations- Elle pouvait se rendre lourde ou légère à volonté et communiquer cette propriété à d’autres personnes. C’est ainsi qu’elle soulevait de terre, en la prenant entre ses deux mains ouvertes, sans pression, une chaire chargée de 5 personnes groupées de manière à ne pas toucher le sol. Cette jeune lîlle était toute petite et pesait, dans son état normal, 45 kilos. Quand elle voulait se livrer à ses exercices, elle se tenait immobile pendant un instant ; le regard fixe dans l’espace ; tout à coup un éclair semblait passer dans ses yeux, une secousse à peine perceptible agitait son corps et elle entrait dans une sorte detrance où elle restait en relation avec le milieu ambiant.
La Revue d'éliides psychiques de M. César de Vesme parle (1) d’un cas analogue qui aurait été observé tout récemment aux Etats-Unis. Il s’agirait d’une lillette âgée de douze ans appelée Stella Lundelius, et fille d’un photographe d’origine suédoise établi à Port-Jervis. Depuis sa plus tendre enfance elle jouissait delà faculté d’accroître à volonté le poids apparent de son corps. Pour produire le phénomène, Stella appuie le bout du doigt sur le poignet, le front ou le cou de l’expérimentateur ; alors, plusieurs hommes en unissant leurs efforts ne parviennent pas à la soulever de terre, bien que nor-