‹ Les frontières de la science. 2e sérieChapitre 27 sur 46 · Revue scientifique du 2 février · texte numérisé non relu

Revue scientifique du 2 février

Le D** Kerner rapporte que, quand la Voyante de Prévorst qu^il soignait était en trance et qu"on la mettait au bain, « on voyait ses membres, sa poitrine et la partie inférieure de son corps émerger involontairement de Peau en vertu d"une étrange élasticité. Les personnes qui la soignaient faisaient tous leurs efforts pour maintenir son corps sous Peau et ne pouvaient y parvenir ; si, à ce moment, elle était tombée dans une rivière, elle n'aurait pas pu s'y enfoncer plus qu'un morceau de liège. » (1)

La somnambule du D" Koreff qui ne savait pas nager se maintenait très bien sur Peau à l'état de somnambulisme; elle s'y trouvait comme dans son élément et manifestait une joie excessive. Il en était de même d'une somnambule du D’* Despine qui restait à plat sur Peau comme une planche (2). En Irlande un gardecôte remarqua, un jour, un individu nageant dans la mer ; un canot sortit et alla recueillir le nageur. On reconnut en lui un somnambule qui avait nagé ainsi à une distance du rivage d'un mille et demi (3).

Le D** Henri Goudard a étudié les Annales des sciences psychiques (année 1895) le cas d'une jeune Américaine, miss Abbott, qui vint

1. Kerner. La voyante de Prévost. Paris, Leymarie, 1900, p. 35.

Page 1