DEUXIÈME DISPOSITION
Crookes voulut toutefois écarler jusqu’à l’idée de celte objection par le dispositif suivant.
11 prit une planche d’acajou A B seiublalile à celle de l’appareil précédent, mais sans les deux liandes formant pieds : prés de l’extrémité A il enlixa une autre F, taillée de manière à làire l’oflice du couteau d’une balance, reposant sur un solide bâti II G (üg. 28).
L’extrémité B fut encore suspendue à un peson, mais Findex moljile de cet instrument se terminait par une line pointe faisant saillie et pouvant marquer sa trace sur une plaque de verre enfumée disposée de manière à se déplacer horizontalement devant lui sous l’action d’un mouvement d'horlogerie.
Si le peson est au repos et que le mouvement d'horlogerie vienne à marclier, il en résultera sur ta plaque une trace blanclie horizontale parfaitement droite. Si le mouvement est arreté et (ju'on place des poids sur l’extrémité de la planche, il en résultera une ligne verticale dont la longueur dépendra du poids appliqué. Si, pendant que le mouvement d'horlogerie entraîne la plaque, le poids de la planche et par suite la tension de la balance viennent avarier, il en résultera une ligne courbe d’après laipielle on pourra calculer la tension en grammes à
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n’importe quel moment de la durée des expériences.
A l’extrémité A on plaça (fig. 20) un large vase de’ verre plein d'eau I, de telle manière (pie son centre de gravité fût })récisément dans le plan vertical passant par l’aréte du couteau F. Dans ce vase on introduisit un vase de cuivre N liémisphéricpie percé de plusieurs trous à sa partie inférieure et relié par un bras rigide M à un sup[)ort immobile L, de telle manière qu’il y avait un intervalle d’au moins cinq centimètres entre lui et le vase de verre.
Ces dispositions avaient pour but d’empcclier (pie rimmersion de la main du sujet dans l’eau du vase de cuivre pût produire un etfet sensible sur le peson, soit par suite de la force de réaction développée par l’etfort même de l’immersion, soit par un choc (juelconcpie imprimé aux parois du vase de verre. En etfet la main entière de l’un des témoins, plongée dans le vase de cuivre, ne provocjua aucun mouvement de l'aiguille du peson.
L’appareil étant ainsi disposé, Home fut introduit dans la chambre et prié de mettre ses doigts dans l'eau du vase N, ce (pi’il lit pendant qu’on lui tenait son autre main et les pieds; lorscju’il dit rpi'il sentait une inlluence s’échapper de sa main, M. Crookes lit marcher le mouvement d’horlogerie et presque aussit(H on vit osciller l’extrémité de la planche et l’index du peson tracer sur la placpie de verre la courbe (pie nous reproduisons dans la ligure 30.