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RÉSUMÉ

En résumé, les études de ces dernières années ont eu pour principal résultat d’établir, par des preuves historiques ou par des expériences directes, que les facultés actives et passives de riiomine,pouvaient entrer en action en dehors de son corps matériel et visible, en constituant ce qu’on a appelé rextériorisation de la sensibilité, Textériorisation de la motricité, l’extériorisation de la forme et l’extériorisation de la pensée.

Ce sont là des faits bien acquis, et on est en droit de se demander pour quelles raisons la science officielle hésite à les accepter, étant données ses conceptions sur l’univers matériel où tout serait constitué par des modes divers de vibrations de l’éther.

En tout cas, ces faits prouvent l’existence d’émanations de natures diverses confondues généralement sous le nom de Fluide magnétique, et ils concordent avec les théories des Orientaux, des anciens philosophes de la Grèce et des premiers pères de l’Eglise sur le corps jliiidique ou âme servant d’intermédiaire entre l’Esprit et le Corps.

Albert de Rochas.

lÆS LOCALISATIONS CÉRÉBRALES

Au milieu du xyiii^ siècle, un professeur de Fribourg-en-Brisgau, nommé Joseph Baader, publiait, sous le titre de Observationes medicæ, incisionibüs cadaveriim ancdomicis illustratæ, un recueil d’oI)seryations faites à Vienne entre 1746 et 17o0 (1). A la suite de son observation XXII, il écrivait les lignes suivantes qui contiennent en germe toute la doctrine oflicielle moderne relative aux localisations cérébrales :

« Si maintenant nous comparons avec soin aux lésions trouvées sur le cadavre les symptômes notés sur le vivant, nous pouvons en déduire trois conséquences utiles à la pratique médicale. D’abord que les éléments et Faction du cerveau subissent la décussation, en sorte que la sensibilité et la motilité d’un côté du

1. Ce traité, imprimé pour la première fois en 1762, a été réimprimé dans le tome III du Thésaurus dissertalîoniim de Sandifort (Lugd. Batav,.., 1778).

corjis sont sous la dépendance de riiémispliére cérébral opposé. Toujours, en ellet, notre malade soudrit du coté droit de la tète, et de ce coté lut trouvé l’aliccs, tandis que Tliyperestliésie et les convulsions ont toujours occupé le bras gauche... En troisième lieu, il devient évident pour nous que, par de nombreuses observations recueillies avec soin et comparées attentivement entre elleSy nous pourrions savoir et prévoir, pour le grand bénéfice des praticiens, quelle partie du cerveau donne à tel ou tel membre la sensibilité ou te mouvement ; en sorte que, connaissant le membre souffrant, on pourra déterminer quel point du cerveau est malade, et inversement, étant donnée une lésion déterminée du cerveau, prévoir quel membre doit être affecté. Ainsi, chez notre malade, la douleur et Talicès siégeaient sous le pariétal droit, et les convulsions occupaient le bras gauche. Or nous verrons plus loin un jeune homme paralysé et contracturé à droite, dans le cerveau duquel nous trouvâmes, sous le pariétal, deux tubercules de la dure-mère, et dans riiémisphère gauche, au niveau des loties moyen et antérieur, des hydatides, ou mieux des « phlegmasies », si je puis m’exprimer ainsi. Peut-être, après comparaison semblable de plusieurs observations, pourrons-nous enfin conclure avec certitude que la région du cerveau qui siège sous le pariétal commande ci la motilité et ù la sensibilité du membre supérieur du ccAé opposé. » (Traduit du Thés, disserl., tome III, p. il)).

(Quelques aimées plus tard, im jeune homine d’un esprit rélléclii et observateur, Joseph (iall (l), remarquait que plusieurs de ses compagnons d’étude, sur lesquels il l’emportait dans les compositions écrites, mais qui le dépassaient dans les examens où la mémoire jouait le premier rôle, possédaient un point commun de ressemblance : leurs yeux étaient gros et sail lants.

11 pensa que cette particularité ne pouvait être attribuée au hasard et il en conclut que, si la mémoire se manifestait par des signes extérieurs, il devait en être de même des autres facultés. De recherches en recherches, il finit par constituer tout un système qu’il a exposé dans les volumes publiés successivement, de 1810 à 18ii0, sous le titre : Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier^ avec des observations sur la possibilité de reconnaître les dispositions intellectuelles et morales par la configuration de la tête. Ses idées, qu’il a reprises en 1826 dans un ouvrage en six volumes intitulé Fonctions du cerveau, furent commentées et légèrement modiüéessuccessivomentpar Spurzheim(2),Combe(î{) et Fossati (4).

1. Ne en 1758, dans le grand-duché de Bade, mort en 1828 à Paris.

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