ACTE
l’infant.
Merci, dona Beatriz ; merci, don Jorge. Je vous ai laissés me protéger, pour que votre hospitalité restât celle qû'elle est. Mais ' maintenant on ne me prend pas, c’est moi qui me livre.
DONA FLORINDE
Ne te livre pas!
l’infant, bas.
C'est la seule chance. (Haut.) Je montrerai ainsi que je n’ai rien à craindre. Mon frère ne me condamnera pas sans preuves. Quand un soupçon ose s’attaquer à moi, je le r^arde en face et je lui fais baisser les yeux.
DON JORGE
C’est votre volonté?
L’infant.
Venez, alcade, (il sort avec les alguazils),
Oh I je te sauverai malgré toi ! (Elle regarde don Jorge, qui a les yeux lises sur sa mère.)
DONA BEATRIZ, à part.
Qu’est-ce que Jorge va penser?
DONA FLORINDE, venant à don Jorge.
La nuit prochaine, à deux heures, rue San-Jose.
DON JORGE
• Pourquoi?
DONA FLORINDE
Pour savoir comment votre mère fait obéir les alcades.