ACTE I
DONA FLORINDE
Merci !
DON JORGE, à l’alcade.
Le sang coulera si tu veux, mais tu ne l’auras pas ! l’alcade.
C’est ce que nous verrons, (aux aiguaziis.) Allons , DON JORGE.
Mes serviteurs I à moi ! les lames hautes ! Et vous tous ! étan t invités ici, vous y êtes chez vous ; c’est donc votre maison qu’on insulte ; défendez-la !
l’alcade.
Quiconque fait un pas devient rebelle au roi I (tous reculent.) DONA FLORINDE.
Lâches !
DON JORGE
Pas môme mes valets ! Çà, à qui donc obéit-on ici ? A qui est cette maison ? Je me croyais chez moi ! Je mettrai le feu h ce palais infâme ! (a l’infant.) N’importe, on ne vous prendra pas!
L’ALCADE
Qui m’en empêchera ? (il s’avance avec ses hommes.)
DON.A BEATRIZ, so précipitant entre don Jorge et l’alcade.)
Moi !
DON JORGE
Ah ! venez, ma mère ! vous voyez ce qu’on fuit de notre ip/ûson?
DONA BEATRIZ.
Sois tranquille. .(E'.lc emmène l’alcade sur le devant du théâtre.)
DONA BEATRIZ, bas à l’alcade.
Ne touchez pas à cet homme !
l’alcade, bas.
Mais vous n'avez donc pas entendu que 6’est l’infant don Manuel ?
DONA BEATRIZ.
J’ai entendu que mon fils se ferait tuer ! Prenez l’infant dans la rue, lion ici.
l’alcade.
S’il ne sort pas?
DONA BEATRIZ.
Assez de paroles. Mon fils s’étonnerait. Laissez l’iniant. Je le veux. (Mouvement de l’alcade.) Quand je vous dis que je le veux !
l’alcade.
Madame, j’obéis, (a l’infant.) Soit, restez, jusqu’à ce que le roi ait décidé.
DON JORGE, à part.
D’où vient ce dnngeraent? (a dona Beatriz.) Qu’est-ce donc que vous lui avez dit si bas?
DONA BEATRIZ.
Rien, un secret qui peut le perdre et que je sais.
DO.N JORGE, à part.
Voilà bien des secrets ce soir.
l’alcade, à l’infant.
Nous nous retirons, mais nous ne tarderons pas à revenir. Les portes seront gardées et vous n’échapperez pas. Ceci vous perd, au contraire. Votre crainte est un aveu.
L’INFANT
Attendez 1 — Je vais vous suivre.
* DONA FLORINOE.
Comment !