‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 24 sur 71 · SCÈNE III ZODZO, TROMBALGO, trombAlgo · texte numérisé non relu

SCÈNE III ZODZO, TROMBALGO, trombAlgo

Tenez, capitaine! voyez-vous?. voyez-vous? Ohl le bel échafaud! Nous serons très-bien ici. Hein, est-ce superbe? (une dame passe suivie d’un valet, Zorzo la salue et la fait saluer par Trombalgo.)

ZORZO.

Tu vois cette grande dame qui me salue? sais-tu qui c’est? TROMBALGO.

C'est une de vos iiKiiliesses?

FUNÉRAILLES DE l’hONNEUR

ZORZO.

Je ne crois pas. C’est une de mes pratiques. Son mari revenait de voyage après une absence de deux ans; ça la gênait vaguement parce qu’elle était à la veille d'accoucher : je suis allé au-devant de son mari ; j’ai fait vingt lieues, il m’a cherché querelle, et je l’ai orné d'un coup d’épée suffisant qui l’a cloué au lit pour deux mois. De telle sorte que, lorsqu’il est arrivé ici, il y avait six semaines que j’avais serré l’enfant chez une des nourrices que j’ai pour ces occasions, et la jeune dame a pu accueillir son mari avec tous les transports dus à son état. Et j’ai une fois de plus consolidé la paix d’un ménage.

TROMBALGO.

Vous en avez donc beaucoup, de nourrices?

ZORZO.

J’cn fais! — Eh bien, c’est assez agréable de rencontrer, chaque fois qu’on sort, quelqu’une de ses bonnes actions : une femme dont on a estrojiié le mari, une fille compromise qu’on a fait épouser à un honnête bourgeois, un héritier impatient dont on a hâté l’oncle. Le bien qu’on a fait est toujours doux à la conscience. Allons ! la vertu a du bon.

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