SCÈNE II
DONA BEATRIZ, DONA FLORINDE
Dona Florinde, mon fils a pris devant vous et devant moi un engagement redouUible. Les amis de l’infant refusaient, il a consenti, lui à qui don Pèdre n’a fait que du bien. C’est une chose contre nature. Personne n’admeltra qu’il en soit venu là tout seul Quelqu’un l’a poussé. Qui? Je crois que c’est vous.
FUN^5RA1LLES DE l’hONNEUR
DÜNA FI.ORINDE.
C’est moi.
DONA BEATRIZ.
Dona Florinde, je peux répéter au roi ce que vous avez dit dans le sépulcre de l'infant. Je le peux sans crainte pour mon fils, vous ne le trahiriez pas, votre haine a trop besoin de lui ! Un mot de moi, et vous êtes morte. Voulez-vous que je me taise?
DONA FLORINDE
Votre prix ?
DONA BEATRIZ.
Vous retiendrez don Jorge.
DONA FLORINDE
Je le voudrais que je ne le pourrais pas.
DONA BEATRIZ.
Vous avez bien pu l'enlraîuer !
C’est parce que j’ai pu l’entraîner que je ne peux pas le retenir.
DONA BEATRIZ.
Que voulez-vous dire? qu'avez-vous donc fait que vous ne puissiez plus défaire? quelles paroles avez-vous prononcées que vous ne puissiez plus reprendre?
DONA FLORINDE
. Ne me le demandez pas, je serais cjipahie de vous le dire.
DONA BEATRIZ.
Vous voulez m’eirrayer pour m’empêcher de parler à don Jorge ; mais vous n’y réussirez pas.
DONA FLORINDE
Parlez-lui.