‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 42 sur 71 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Pèdre suivra son frère. C’est dit. J’ai bien choisi mon aide ! Faites de moi ce qu’il vous plaira, je suis inutile à présent, je peux disparaître, j’ai quelqu’un qui travaille pour moi. Non, vous n’avertirez pas le roi. Si c’était possible, ce serait fait. Mais vous savez bien que don Pèdre ne pardonne pas. Vous ne direz pas une parole. Vous ne ferez pas un signe. Vous n’avez même pas le droit de trembler. Vous saurez que votre amant est en péril, et vous sourirez, ou bien vous dénoncerez votre fils ! Vous verrez le couteau levé sur votre amant, et vous vous tairez, ou bien vous dénoncerez votre fils! — Quant à parler à don Jorge, tenez, je souffre trop pour être bonne, mais, sij’ai un conseil à vous donner, ne parlez pas à votre fils. D’ailleurs, vous n’obtiendriez rien. Personne n’obtiendrait rien. La statue diHombeau de l’infant s’attendrirait avant lui. Je vous dis que moi, qui lui ai mis la colère au cœur, je voudrais la lui ôter, je ne pourrais pas. Et vous !... Croyez-moi, ne lui parlez. pas, ne lui demandez pas ce qu’il a contre don Pèdre. Laissez-le passer. Adieu. (Elle sort.)

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