‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 52 sur 71 · OÙ · texte numérisé non relu

OÙ

ZOHZO.

Sur cette galerie.

DONA FLORINDE

Voyons. (Elle regarde.) C'est impossible, on y est exposé à toutes les barques qui passent.

’ ZORZO.

Là, dans cet enfoncement.

DONA FLORINDE

En public?

ZORZO.

11 n’y a personne,

DONA FLORINDE

Et vous ?

ZORZO. *

Je tournerai le dos. Et puis, voici la nuit.

DONA FLORINDE

Vous vous engagez à ne pas vous retourner ?

ZORZO.

Sur mon honneur !

Éloignez-vous un peu.

ZORZO,

J’y consens.

DONA FLORINDE

Encore! encore! (Pendant nue Zurzo s'ebigne, doua Florimle s’approche du cachot, et lire doucement lé verrou.) Ne VOUS retournez

pas!

ACTB V

ZORZO.

C'est juré. (tl!c entre (Ijns le cachot arec les habits, puis ressort presque aassitôt sans les habits.)

ZORZO, à liii-mi'me.

Pourquoi me retournerais-je? Pour voir une femme se déshabiller ? J'ai d'autres soucis en tête que ces curiosités puériles. Quelle peut être la raison de la violence qu'on fait à ce seigneur? Quelque dessein qu’il avait et qu’on veut rompre ? Pour que sa mère, qui a l'air de l’aimer puisqu’elle me le recommande si éloquemment, le fasse désarmer et garrotter, chez lui, il faut qu'il ait projeté quelque chose de sérieux. Un meurtre sans doute. Et voilà ce que j’empéche ! A quoi le beso n d’argent ne réduit-il pas un homme de cœur ! — Senora, est-ce fait ? *

Dans un instant.

ZORZO.

Dites donc, senora, quand vous serez à l’autre bord, ayez pitié de ce pauvre Tromhalgo dont le bain va êire un peu long, et renvoyezlui scs habits.

DONA FLORINDE

Je les lui renverrai.

ZORZO.

Hâtez-vous.

DONA FLORINDE

Je me hâte.

ZORZO, à part.

Oui, c’est un meurtre que j'empéche. Ënfin ! (a dona Florinde.) Senora...

DONA FLORINDE

Je vais avoir fini.

ZORZO.

Au nom du ciel, ne tardez pas, Martin DiaZ va revenir, il vous

FUNIÎRAILLES DE l’hONNEUR

verrait, et je vais avoir besoin de la barque. (Don Jorge, u'iu des habits de Tronibalgo, visière baissée, sort du racbol, Dona Florindc y entre. Don Jorge repousse le verrou.)

DONA FLORINDE, par le grillage.

C’est fait.

ZORZO.

Ah! (il SC retourne et revient.) Ma foi, VOUS avez l’air d’un véritable homme ; moi-méme je m’y tromperais. Vous avez eu raison de baisser la visière du casque. Çà, maintenant, en route ! (il appelle.) Chenilga ! {F,ntrc un de ses hommes.) Voici une apparence de Trorabalgo que tu vas m'aller débarquer de l’autre cOté de la rivière, et lestement, et tu ramèneras le bateau. Ah ! si les bateliers ne te croyaient pas, montre-leur mon poignard. Tiens. J’entends Martin Diaz. Et dona Beatriz ! Allez! allez! (oon Jorge et Chenilga sortent. Dona Beatriz c't Martin Diaz entrent.) 11 était temps !

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