OÙ
ZOHZO.
Sur cette galerie.
DONA FLORINDE
Voyons. (Elle regarde.) C'est impossible, on y est exposé à toutes les barques qui passent.
’ ZORZO.
Là, dans cet enfoncement.
DONA FLORINDE
En public?
ZORZO.
11 n’y a personne,
DONA FLORINDE
Et vous ?
ZORZO. *
Je tournerai le dos. Et puis, voici la nuit.
DONA FLORINDE
Vous vous engagez à ne pas vous retourner ?
ZORZO.
Sur mon honneur !
Éloignez-vous un peu.
ZORZO,
J’y consens.
DONA FLORINDE
Encore! encore! (Pendant nue Zurzo s'ebigne, doua Florimle s’approche du cachot, et lire doucement lé verrou.) Ne VOUS retournez
pas!
ACTB V
ZORZO.
C'est juré. (tl!c entre (Ijns le cachot arec les habits, puis ressort presque aassitôt sans les habits.)
ZORZO, à liii-mi'me.
Pourquoi me retournerais-je? Pour voir une femme se déshabiller ? J'ai d'autres soucis en tête que ces curiosités puériles. Quelle peut être la raison de la violence qu'on fait à ce seigneur? Quelque dessein qu’il avait et qu’on veut rompre ? Pour que sa mère, qui a l'air de l’aimer puisqu’elle me le recommande si éloquemment, le fasse désarmer et garrotter, chez lui, il faut qu'il ait projeté quelque chose de sérieux. Un meurtre sans doute. Et voilà ce que j’empéche ! A quoi le beso n d’argent ne réduit-il pas un homme de cœur ! — Senora, est-ce fait ? *
Dans un instant.
ZORZO.
Dites donc, senora, quand vous serez à l’autre bord, ayez pitié de ce pauvre Tromhalgo dont le bain va êire un peu long, et renvoyezlui scs habits.
DONA FLORINDE
Je les lui renverrai.
ZORZO.
Hâtez-vous.
DONA FLORINDE
Je me hâte.
ZORZO, à part.
Oui, c’est un meurtre que j'empéche. Ënfin ! (a dona Florinde.) Senora...
DONA FLORINDE
Je vais avoir fini.
ZORZO.
Au nom du ciel, ne tardez pas, Martin DiaZ va revenir, il vous
FUNIÎRAILLES DE l’hONNEUR
verrait, et je vais avoir besoin de la barque. (Don Jorge, u'iu des habits de Tronibalgo, visière baissée, sort du racbol, Dona Florindc y entre. Don Jorge repousse le verrou.)
DONA FLORINDE, par le grillage.
C’est fait.
ZORZO.
Ah! (il SC retourne et revient.) Ma foi, VOUS avez l’air d’un véritable homme ; moi-méme je m’y tromperais. Vous avez eu raison de baisser la visière du casque. Çà, maintenant, en route ! (il appelle.) Chenilga ! {F,ntrc un de ses hommes.) Voici une apparence de Trorabalgo que tu vas m'aller débarquer de l’autre cOté de la rivière, et lestement, et tu ramèneras le bateau. Ah ! si les bateliers ne te croyaient pas, montre-leur mon poignard. Tiens. J’entends Martin Diaz. Et dona Beatriz ! Allez! allez! (oon Jorge et Chenilga sortent. Dona Beatriz c't Martin Diaz entrent.) 11 était temps !